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Montréal veut se déconfiner en même temps que le reste du Québec

Un homme seul sur son balcon.

Des mesures particulières devront cependant être adoptées à Montréal, concède la mairesse Plante.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Le déconfinement qui va s'effectuer graduellement au cours des prochaines semaines doit être « réfléchi » à l’échelle de la province, dit la mairesse de Montréal, Valérie Plante. La région métropolitaine est la locomotive économique du Québec, et « énormément d’activités se font entre les régions et Montréal », plaide-t-elle.

Le premier ministre François Legault a mentionné cette semaine que l’un des scénarios envisagés relativement au déconfinement est de l'amorcer dans les régions les moins touchées par l’épidémie de COVID-19 et de le poursuivre à Montréal, le foyer principal de l’infection au Québec.

Je pense qu’on ne peut pas laisser la région métropolitaine fermée pendant qu’on ouvre tout le reste, étant donné les échanges économiques majeurs qui se passent entre les deux. Pour moi, c’est important qu'on avance tout le monde ensemble.

Une citation de :Valérie Plante, mairesse de Montréal, en entrevue à ICI RDI

La mairesse admet toutefois qu’étant donné la densité de la population de la métropole, des mesures particulières devront y être adoptées.

On va devoir s’adapter. Il va y avoir de nouvelles normes sociales qui vont se mettre en place. Comme le fait de recommander fortement le masque dans les transports collectifs dans la région métropolitaine. Ça va de soi, remarque-t-elle.

Même chose pour ce qui est des écoles, qui devraient selon elle ouvrir toutes en même temps à travers la province. Il va falloir qu’il y ait des règles spécifiques à différentes régions, mais je pense qu’il faut avoir des mesures cohérentes à l’ensemble du Québec, avance Valérie Plante.

Le port du masque

Mme Plante n’envisage pas de rendre le port du masque obligatoire, mais précise qu’il sera très fortement recommandé. Elle dit se fier aux Montréalais qui suivent les règles à la lettre.

Il est hors de question que Montréal devienne un État policier où les gens se surveillent. Et entre vous et moi, les policiers ont beaucoup de choses à faire et je ne veux pas que ça devienne une police du masque.

Une citation de :Valérie Plante, mairesse de Montréal

L’accessibilité difficile aux masques est aussi un enjeu qui empêche de rendre la mesure obligatoire, pense-t-elle. Si on rend quelque chose obligatoire, il faut absolument que les masques soient disponibles, ce qui n’est pas nécessairement le cas présentement.

La Ville travaille d’ailleurs sur un plan qui vise à fournir des masques aux populations très vulnérables, comme les itinérants. Mais elle n’envisage pas d’approvisionner l’ensemble de la population.

C’est énormément de ressources financières, et présentement je suis plus dans les coupures. C’est difficile, lance-t-elle.

Montréal a annoncé jeudi des compressions de 123 millions de dollars et un gel salarial à ses employés en raison d’une importante baisse de revenus entraînée par l’épidémie.

Les droits de mutation, la fameuse taxe de bienvenue, seront entre autres moins abondants cette année, les transactions immobilières étant au ralenti. Les revenus provenant des permis et des frais de stationnement sont également en baisse.

Valérie Plante répète que son administration n’a pas l’intention d’aller chercher son manque à gagner dans la poche des citoyens, et que l’impôt foncier de l’an prochain sera indexé selon l’inflation.

Elle souhaite aussi que les services aux citoyens soient amputés le moins possible. Chaque arrondissement, dont certains ont des surplus, va avoir son exercice à faire. Mais on espère que ça va être surtout [de] reporter des projets, dit-elle.

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