•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Ontario : les policiers ont les noms et adresses des gens atteints de la COVID-19

Des agents de police dans le parc Trinity Bellwoods samedi en début d'après-midi.

Des agents de police dans le parc Trinity Bellwoods (archives)

Photo :  CBC / Michael Charles Cole

Radio-Canada

Selon quatre groupes de défense des droits individuels, la loi des mesures d’urgence décrétée par le gouvernement de Doug Ford comprend une « extraordinaire invasion de la vie privée ».

Depuis l’entrée en vigueur de la loi sur les mesures d’urgence, le 18 mars dernier, les « premiers répondants », ce qui inclut la police, ont accès aux nom, adresse et date de naissance des gens atteints de la COVID-19.

Des groupes ont envoyé une lettre commune adressée à la solliciteure générale de la province, Sylvia Jones, afin de poser des questions au sujet de ces mesures. Dans cette lettre, les cosignataires affirment apprécier le travail des premiers intervenants aux premières lignes d'une crise de santé publique. La protection de la santé des communautés et des premiers intervenants est à juste titre une priorité.

Mais certaines questions restent en suspens, selon eux. Nous n'avons pas trouvé d'explication suffisante sur la façon dont la communication de ces informations aux premiers intervenants, et à la police en particulier, est utile, et encore moins nécessaire, pour répondre à la situation d'urgence actuelle, peut-on lire dans la lettre.

Celle-ci a été signée en commun par l’Association canadienne des libertés civiles, la HIV & AIDS Legal Clinic Ontario, le Black Legal Action Centre et Aboriginal Legal Services et a été envoyée jeudi.

Ces groupes demandent à Mme Jones de répondre à une série de questions sur la pertinence de la loi. Ils veulent aussi savoir s’il y aura des conséquences dans l’éventualité où les policiers abuseraient de leurs pouvoirs.

La Loi sur la protection civile et la gestion des situations d'urgence est en vigueur depuis le 17 mars et le restera jusqu’à nouvel ordre. Celle-ci permet aux « premiers répondants » d’avoir accès à un registre qui comprend « nom, adresse et date de naissance  » d'un individu et de savoir « s’il a obtenu un résultat positif ou non à un test de dépistage du coronavirus (COVID-19) ».

Notre dossier : La COVID-19 en Ontario

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !