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Tuerie de Portapique : la petite amie du suspect a aidé la GRC à l’identifier

Un mémorial a été érigé au siège social de la Gendarmerie royale du Canada pour rendre hommage aux 22 victimes de la tuerie de Portapique.

Un mémorial a été érigé au siège social de la Gendarmerie royale du Canada pour rendre hommage aux 22 victimes de la tuerie de Portapique. Une agente de 23 ans de service est tombée sous les balles du tireur.

Photo : Radio-Canada

La GRC de la Nouvelle-Écosse confirme la collaboration de la petite amie du présumé tireur à son enquête sur la tuerie de Portapique. On apprenait jeudi que le suspect avait ciblé une femme avec laquelle il entretenait une relation à long terme. On sait maintenant qu’il l’a blessée ce soir-là, avant qu’elle ne parvienne à prendre la fuite.

La femme, qui est considérée comme une victime par les enquêteurs, s’est réfugiée dans la forêt le soir du 18 avril. Elle a pu appeler la centrale 911 aux aurores pour signaler une agression que la GRC qualifie d’ assez grave et a donné des informations aux policiers sur les armes que transportait son petit ami et sur les répliques de véhicules policiers qu’il possédait. C’est à ce moment que la GRC a produit un avis de recherche.

La tuerie, qui a débuté dans le village de Portapique, a fait 22 victimes avant de prendre fin près d’une station-service d’Enfield vers 11 h 30, le 19 avril, quand le suspect a été abattu par des policiers.

Une voiture de police avec une flèche qui montre le numéro d'identification du véhicule.

Au départ, le présumé tireur conduisait ce qui semble être un véhicule de la GRC et portait un uniforme de policier.

Photo : Gracieuseté - GRC

La GRC évite les conclusions hâtives, mais observe qu’un conflit amoureux pourrait avoir agi comme catalyseur de cet élan de violence extrême. Mais si les motifs du crime restent nébuleux, tout indique qu’il était planifié.

Le suspect connaissait plusieurs de ses victimes et s’est rendu chez certaines d’entre elles, bien que leurs résidences soient dans certains cas séparées par des dizaines de kilomètres. D’autres semblent s’être simplement retrouvées sur son chemin au mauvais moment.

Le fil des événements

Les porte-parole de la Gendarmerie royale ont présenté, vendredi matin, la chronologie des événements qu’ils ont constituée depuis le début de leur enquête, bien que celle-ci ne soit pas terminée. Ils ont retracé le parcours du présumé tireur de Portapique à Enfield, en passant par les secteurs de Glenholme, de Wenthworth, de Debert et de Milford, où il a fait des victimes sur son chemin.

Ils ont décrit comment ils ont trouvé son domicile incendié, comment ils ont trouvé les victimes des 13 premiers meurtres dans sept endroits différents, les poussant à croire qu’il y avait peut-être plus d’un tireur, comment ils ont mobilisé hélicoptère et équipes de recherche dans ce chaos. Et comment l’appel au 911 a permis à l’enquête de progresser le lendemain.

Une carte de la Nouvelle-Écosse montrant le parcours du présumé responsable de la tuerie de Portapique.

Le suspect a parcouru plus de 100 kilomètres avant d'être intercepté à Enfield.

Photo : Radio-Canada / GRC

La confirmation que le suspect possédait une réplique d’autopatrouille qui n’avait pas été retrouvée chez lui, une réplique d’uniforme et des armes à feu, en plus des informations fournies sur son identité, a permis de diffuser un avis de recherche le matin du 19 avril.

Au cours de la matinée, le présumé tireur a visité des gens qu’il connaissait à Wenthworth et à Glenholme pour des raisons qui restent inconnues. Il a abattu trois personnes à un domicile, avant de cogner à la porte d’un second, réveillant ses résidents endormis. Mais ils n’ont pas ouvert et il a choisi de partir. Quelques instants plus tard, les habitants de cette demeure avertissaient la police de son passage et confirmaient qu’il transportait un pistolet, ainsi que des armes longues.

La GRC progresse dans son enquête, mais demande l’aide du public pour l’aider à préciser davantage le fil des événements.

Tout témoin qui disposerait de photos, de vidéos ou d’informations pertinentes à l’enquête est invité par les autorités à contacter la GRC au 1(902) 270-5959.

Le suspect est alors parti vers l’est, à Debert, où il a abattu une passante et deux automobilistes avant de se diriger vers le sud. Un autre appel à la centrale 911 a alors été enregistré un peu après 10 h.

C’est près de Milford que le suspect a eu ses premiers contacts avec la GRC. D’abord, dans la municipalité de Shubénacadie, il s’est rangé avec sa fausse autopatrouille à côté du véhicule du constable Chad Morrison. Ce dernier, qui attendait sa collègue Heidi Stevenson, ne s’est pas méfié.

Le tireur a ouvert le feu en direction du constable, le blessant, mais ce dernier a réussi à prendre la fuite et à alerter ses collègues, tout en se rendant à l’hôpital.

Le constable Chad Morrison accompagné d'une femme qui l'enlace.

Le constable Chad Morrison, qui a été blessé par balle, a obtenu son congé de l'hôpital.

Photo : Facebook / Roger Morrison

C’était toutefois trop tard pour sauver Heidi Stevenson, qui s’en allait le rejoindre dans sa propre autopatrouille. Alors que le suspect avait repris la route vers le sud et qu’elle se dirigeait vers le nord, il y aurait eu collision entre leurs véhicules, puis un affrontement lors duquel la policière a perdu la vie.

Les choses se sont accélérées par la suite. Un témoin de la scène a été abattu par le meurtrier, qui a volé son VUS pour se rendre chez une femme qu’il connaissait dans le secteur. Il a ensuite tué cette femme avant de se changer, de voler la voiture de de sa plus récente victime et de reprendre la route.

C’est dans cette voiture qu’il s’est arrêté faire le plein à Enfield. Quand des policiers arrêtés à la même station-service pour mettre de l’essence sont sortis de leur véhicule, il y a eu altercation avec le suspect. À 11 h 26, il a été abattu lors d’un échange de coups de feu, ce que la police a confirmé à 11 h 40.

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