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Rome veut profiter de la crise pour nationaliser et relancer Alitalia

Un avion sur une piste d'aéroport.

Un Airbus d'Alitalia à l'aéroport Leonardo da Vinci-Fiumicino de Rome.

Photo : Reuters / Alberto Lingria

Agence France-Presse

Le gouvernement italien entend constituer en juin une nouvelle société publique pour sauver la compagnie aérienne Alitalia et veut la relancer en tirant profit de la crise touchant aussi ses concurrentes, du fait de l'épidémie de coronavirus.

La compagnie, qui sera au moins dans un premier temps nationalisée, devrait disposer d'une flotte de plus de 90 appareils contre 113 actuellement, a expliqué jeudi le ministre du Développement économique, Stefano Patuanelli, devant la commission des Transports de la Chambre des députés.

D'un côté, a-t-il expliqué, la crise induite par le coronavirus a durement touché Alitalia, avec une baisse de son chiffre d'affaires de 87,5 % au 22 avril.

Mais, de l'autre, a-t-il souligné, la future reprise du marché aérien pourra représenter un moment de possible reconquête de parts de marché pour Alitalia.

À cause du coronavirus, toutes les compagnies aériennes sont en grande difficulté et si, avant, Alitalia était comme un vase de cristal au milieu de vases d'acier, aujourd'hui, ce n'est plus le cas, a-t-il noté, en estimant qu'elle repartirait à égalité avec toutes ses concurrentes.

Le transport aérien fortement ébranlé par la crise

Le premier groupe aérien européen Lufthansa a indiqué jeudi être en discussion avec les gouvernements d'Allemagne, d'Autriche, de Belgique et de Suisse, où il est implanté, pour obtenir des aides financières diverses et assurer sa solvabilité, au moment où la compagnie est pratiquement clouée au sol par l'épidémie de coronavirus.

Au premier trimestre, Lufthansa a affiché une perte opérationnelle de 1,2 milliard d'euros. Elle a annoncé le 7 avril un plan de restructuration menaçant 7000 emplois : elle se séparera de dizaines d'avions et fermera sa filiale Germanwings.

La compagnie hongroise Wizz Air, l'un des acteurs européens du transport aérien à bas coût, a annoncé le 14 avril la suppression de 1000 postes.

Concernant l'emploi à Alitalia, M. Patuanelli a rappelé la volonté du gouvernement de le protéger au maximum. Mais parler de zéro suppression de postes, je pense, est très difficile, a-t-il ajouté.

Alitalia accumule les pertes depuis des années et a dû être placée sous tutelle en 2017.

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