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Risques de feux de forêt bas à modérés, mais Whitehorse reste très vulnérable

Deux pompiers avec des haches tentent de stopper un feu dans une forêt.

Plus de 1000 hectares de forêt avaient brûlé près de Watson Lake, en 2015.

Photo : Gouvernement du Yukon

Les experts du gouvernement du Yukon estiment qu’avec le couvert neigeux important et les prévisions météorologiques actuelles, les risques de feux de forêt cette année sont moins importants que l’an dernier.

Les représentants du gouvernement territorial ont présenté leurs prévisions annuelles de risques d’incendies et d’inondation au moment où le territoire subit une remontée des températures printanières.

Cartes indiquant les probabilités de températures par région.

Selon les prévisions météorologiques nationales, les températures au Yukon devraient se situer au-dessus des normales au cours de 2 à 4 prochains mois.

Photo : Radio-Canada

Le météorologue Mike Smith explique que le risque d’incendie demeure faible à modéré d’ici à la mi-mai, et un peu plus élevé du côté de Haines Junction, comme c’est le cas depuis près d’une décennie. L'an dernier, la région avait d’ailleurs subi un incendie important tôt en saison.

Les modèles saisonniers prévoient des températures plus chaudes que la normale pour la fin du printemps et le début de l’été, mais plus d’informations sont nécessaires pour des prévisions hebdomadaires.

Mike Smith, météorologue, Section de gestion des feux de forêt du Yukon

La ville de Whitehorse très vulnérable advenant un incendie

Le conseil municipal de Whitehorse a pris connaissance, jeudi, d'un rapport d’experts sur la vulnérabilité de la capitale yukonnaise face à un feu de forêt majeur.

David Loeks, l’un des auteurs, a affirmé sans équivoque, que toutes les conditions de tragédie qu’a connue Fort McMurray en 2016 y sont rassemblées : du carburant inflammable près des maisons, des quartiers vulnérables aux braises, des sorties d’évacuation limitées et un risque d’allumage de 55 % au cours des 30 prochaines années.

Si nous pouvons éviter ce qui s’est passé à Fort McMurray, ce sera en soi une bonne chose. Notre message aujourd’hui n’est pas d’effrayer qui que ce soit, mais de vous présenter la situation telle qu’on la voit et le défi est de savoir ce que nous ferons à ce sujet.

David Loeks, consultant, firme TransNorthern

L’auteur rappelle que la vulnérabilité de la ville à un incendie de forêt est bien connue et étudiée depuis au moins 20 ans. La ville, dit-il, est particulièrement exposée au risque, surtout dans les quartiers résidentiels ruraux, qui sont aménagés essentiellement à même la forêt.

« La population est plus consciente de cette problématique qu’avant et, en même temps, [elle est] beaucoup plus ouverte que par le passé à prendre des actions. »

Un pompier en formation portant un casque donne un coup de pioche dans la terre.

Un pompier en formation lors d'un cours donné au printemps 2019 par le Yukon First Nations Wildfire.

Photo : Radio-Canada / Mike Rudy

Plusieurs initiatives ont été mises de l’avant au fil des ans, tels que le programme Préventifeu, qui finance le nettoyage des forêts près des quartiers habités. Le rapport s’inscrit par ailleurs dans une stratégie d’action de la ville de Whitehorse en collaboration avec le gouvernement du Yukon.

Les conseillers municipaux Dan Boyd et Steve Roddick ont exprimé leur impatience de voir un suivi présenté rapidement par les responsables du dossier à la Ville.

Ces derniers ont assuré préparer des plans d’évacuation spécifiques pour chaque quartier résidentiel et avoir des recommandations de plan d’action au cours des prochaines semaines.

Les autorités sont prêtes en temps de pandémie

Du côté du gouvernement, on assure être prêt à répondre à une situation grave ou une évacuation en fonction des règles sanitaires imposées par la pandémie. Les sapeurs-pompiers qui auraient à venir prêter main-forte cette année auront à respecter, par exemple, les 14 jours d'isolement annoncés.

Carte géographique indiquant les quantités de neige par région.

Les autorités surveillent de près les régions de Dawson, Old Crow et celles qui sont en bordure de la rivière Pelly où des embâcles de glace ou une fonte rapide de la neige pourraient causer des inondations.

Photo : Radio-Canada

Les autorités s'intéressent, dans un premier temps, aux risques d’inondations. Selon l’hydrogéologue Benoît Turcotte, les risques sont assez importants du côté de Dawson, Old Crow, Mayo et Pelly Crossing.

L’expert affirme que le manteau neigeux y équivaut à 120 % à 160 % de la normale et atteint des records dans certains secteurs.

Ce qu’on redoutait, c’était une fonte rapide. Heureusement, c’est que cette vague de chaleur là est arrivée au moment la neige n’était pas tout à fait prête à fondre, donc ça a pris quelques jours avant qu’on ait vraiment une fonte importante, mais pour certains secteurs le mal est fait.

Benoît Turcotte, hydrogéologue au gouvernement du Yukon

La planificatrice de gestion Kelly Johnston, de l’Organisation des mesures d’urgence du Yukon, a assuré que son bureau pouvait planifier en parallèle plusieurs scénarios d’urgence, mais il demande aux habitants de collaborer.

« Un événement imprévu peut arriver rapidement. Nous encourageons les Yukonnais à préparer et vérifier leur trousse d’urgence de 72 heures et leur plan d’urgence à la maison. »

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Grand-Nord

Feux de forêt