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La moitié des chauffeurs d'autobus scolaires de l'Abitibi-Témiscamingue ont 60 ans et plus

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Plus de la moitié des chauffeurs d'autobus scolaires de l'Abitibi-Témiscamingue ont 60 ans et plus. (archives)

Photo : Autre banques d'images / Guy R. Leblanc

Prenez note que cet article publié en 2020 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les transporteurs scolaires de la région, comme ceux de partout au Québec, sont toujours dans l’incertitude concernant le retour probable en classe dans les prochaines semaines.

La problématique vient surtout du fait que des dizaines de chauffeurs ont plus de 60 ans et représentent donc un groupe plus à risque de développer des complications s’ils attrapent la COVID-19.

Chez Autobus Maheux, qui effectue du transport scolaire sur plus de 200 circuits en Abitibi-Témiscamingue, 49 % des chauffeurs ont plus de 60 ans.

Même constat chez Transport scolaire RN, qui effectue une trentaine de trajets à Rouyn-Noranda. Plus de la moitié des conducteurs ont plus de 60 ans.

Est-ce que les conducteurs vont tous être prêts à revenir au travail?, se demande le président-directeur général, Gilles Pomerleau. C’est sûr que ça peut devenir un problème si plusieurs conducteurs refusent de revenir au travail parce que c’est trop dangereux.

M. Pomerleau essaie présentement de concevoir une sorte de protection pour ses chauffeurs. Il devra cependant obtenir l’autorisation du ministère des Transports pour pouvoir altérer les autobus scolaires.

Ce qu’on est en train de regarder, c’est la confection avec une compagnie locale, d’installer un plastique qui serait à l’arrière et sur le côté du conducteur, alors ça isolerait le conducteur de contact avec les passagers, soulève-t-il.

Un casse-tête pour Autobus Maheux

La liste des questions, j’en ai trois pages!, s’exclame le président d’Autobus Maheux, Pierre Maheux, qui siège sur le conseil d’administration de la Fédération des transporteurs par autobus du Québec.

La question de la sécurité des conducteurs et des enfants est au coeur des préoccupations, mais aussi les coûts et le temps liés à l’installation de matériel de protection.

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

Nous-mêmes dans le secteur minier dans le Nord, on a développé un système de confinement de chauffeur en lexan (plastique), explique Pierre Maheux. Ça se fait, il y a des coûts et il y a la question du temps pour bâtir tout ça parce que c’est des heures pour chacun des cas. Et on se rend compte qu’il y a un problème d’approvisionnement de ce lexan-là, de ce plastique-là.

Même chose au niveau de la désinfection des autobus scolaires, est-ce que ça va être à chaque jour? Chaque circuit?, s’interroge-t-il.

Questionnée sur le sujet lors de la conférence de presse quotidienne du Centre intégré de santé et de service sociaux, la docteure en santé publique Omobola Sobanjo a mentionné qu’avant de rouvrir le secteur du transport scolaire, la santé publique allait travailler avec les transporteurs pour s’assurer que toutes les mesures de protection soient mises en place.

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