•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Atteinte de la COVID-19 sans le savoir

Une femme souriante devant une rivière.

N'eût été son dépistage à la clinique communautaire de l'UQTR, Mélissa Goyette n'aurait jamais su qu'elle avait la COVID-19.

Photo : Courtoisie de Mélissa Goyette

Maude Montembeault

En participant à l’étude de l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) sur le dépistage de la COVID-19, la Trifluvienne Mélissa Goyette était loin de se douter qu’elle obtiendrait un résultat positif. N’eût été ce résultat, elle n’aurait jamais cru être infectée. Son expérience illustre que, même sans symptôme, on peut être porteur de la maladie et la transmettre.

Au retour d’un voyage au Mexique durant la semaine de relâche, la trentenaire est tombée malade. Elle avait des symptômes s’apparentant à ceux de la grippe. Elle a soupçonné la COVID-19.

Quand l’UQTR a ouvert sa clinique de dépistage communautaire pour ses employés, ses symptômes avaient disparu. Elle était désormais en pleine forme et se demandait même si elle n’était pas dorénavant immunisée contre la COVID-19.

Elle s’est donc présentée à l’université le 16 avril, convaincue que le résultat de son test serait négatif. Le lendemain, une chercheuse de l’UQTR l’a appelée : elle a fondu en larmes en apprenant que son test était positif.

Il y a une crainte qui s’installe d’avoir transmis ça, en étant dans l’inconnu, par mégarde à quelqu’un d’autre. C’est ce qui m’a habitée, plus que la peur que la maladie dégénère au cours des prochains jours.

Mélissa Goyette

Dans son cas, le mystère plane toujours quant à la source de la contamination.

Je n’ai aucune idée d’où ça vient, insiste Mélissa Goyette. Je n’ai aucune idée où j’ai pu attraper ça. La Santé publique lui aurait dit qu'elle écarte la théorie que ce soit lié à son voyage. D’ailleurs, aucun des voyageurs qui l’accompagnaient n’a été malade.

Un devoir de citoyenne renouvelé

L’ingénieure de formation vit donc une deuxième quarantaine, après celle à son retour du Mexique. Depuis le début de la semaine, de légers symptômes se sont manifestés : des courbatures au niveau du cou, une timide toux et de la fatigue.

En me levant, j’ai le réflexe de ramasser mon oreiller et de le descendre sur le divan parce que deux ou trois heures après, j’ai besoin de faire une sieste, raconte-t-elle.

Chaque jour qui passe, elle se réjouit que son état ne se détériore pas.

Sans le test, elle aurait mis ses symptômes sur le compte du temps froid et maussade ou sur la déprime liée au confinement.

Elle prend ce deuxième isolement très au sérieux. Son pire cauchemar serait de contaminer son entourage.

Mélissa Goyette veut également lancer le message de ne pas négliger les recommandations des autorités de la santé. Ça s’avère que c’est moi, mais ça pourrait être des amis, la famille ou toi, on ne le sait pas. C’est important de continuer à faire attention.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Mauricie et Centre du Québec

Coronavirus