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Retour à l'école : un geste nécessaire, martèlent les pédiatres

Un jeune garçon marche avec son sac d'école en main et sa peluche dans l'autre.

Selon les pédiatres du Québec, bien des enfants sont à risque de mal manger, ou encore de subir des violences pendant qu'ils demeurent confinés à la maison.

Photo : Reuters / Hannah Mckay

Radio-Canada

Dans la foulée des discussions sur une éventuelle reprise des cours pour les élèves et étudiants québécois, l'Association des pédiatres du Québec (APQ) recommande au gouvernement d'agir plus tôt que tard dans ce dossier, notamment pour aider les enfants provenant de milieux moins bien nantis qui bénéficiaient d'une aide à l'école.

Dans une lettre publiée jeudi, l'APQ évoque une période « surréelle » au cours de laquelle les enfants confinés se sont retrouvés loin de la COVID-19, mais également privés de tout ce qui constitue l'essence même de l'enfance.

Aux yeux de l'Association, en gardant les enfants à la maison, loin des services offerts dans les écoles et les CPE, et en réduisant du même coup l'accès aux soins de première ligne, les jeunes sont victimes de « dommages collatéraux » qui sont déjà trop nombreux et inquiétants.

Pour étayer son argumentaire, l'APQ rappelle qu'environ 240 000 élèves avaient recours, tous les jours, aux petits déjeuners offerts dans les écoles. De leur côté, les enfants en CPE recevaient un repas et des collations équilibrés. Tous ces services ont évidemment été mis en pause en raison de la crise sanitaire, et les familles qui peinaient déjà à joindre les deux bouts se sont retrouvées avec ce fardeau financier supplémentaire sur les bras, plaident les pédiatres.

Devant la forte diminution des signalements à Direction de la protection de la jeunesse (DPJ), l'Association s'inquiète. D'autant plus, dit-elle, que la réclusion constante, parfois avec des parents privés de revenus, ne peut que multiplier les risques de violence domestique. Sans compter, affirme-t-on encore, le manque de stimulation cognitive imputable au fait de passer plusieurs heures par jour devant un écran.

En invoquant toutes ces raisons, ainsi que la suspension de la vaccination des tout-petits, ou encore l'absence de contacts sociaux des adolescents avec leurs pairs, l'APQ soutient que le retour progressif à la vraie vie pour nos enfants n'est pas seulement souhaitable, il est nécessaire.

Un contenu vidéo est disponible pour cet article

Quand rouvrira-t-on les écoles?

Un flou persiste toujours en ce qui concerne le retour des élèves et étudiants dans les écoles. Après avoir essuyé une levée de boucliers pour avoir évoqué un retour en classe « avant le 4 mai », date présumée de la réouverture des entreprises non essentielles, le gouvernement Legault a fait marche arrière, et prévoit maintenant présenter, la semaine prochaine, un plan pour la reprise progressive des cours.

Le plan a cependant semblé prendre les enseignants et les directeurs d'école par surprise; nombre d'entre eux ont affirmé avoir appris l'existence du plan en question lors de la conférence de presse du premier ministre, en début de semaine, et pas avant.

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