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Opération Laser : la mission des Forces armées contre la COVID-19

Une militaire à l'extérieur d'un CHSLD de Laval.

Une militaire à l'extérieur d'un CHSLD de Laval

Photo : Radio-Canada

Avec le déploiement de militaires dans les CHSLD du Québec et de l'Ontario, les Forces armées canadiennes (FAC) enclenchent une autre partie de l'opération Laser, en réponse à la pandémie de COVID-19. Une situation nouvelle, tant pour les soldats que pour le réseau de la santé.

Il va certainement y avoir un court délai entre la demande et le déploiement comme tel, parce qu'il faut bien comprendre que c'est un environnement dans lequel les militaires ne sont pas habitués de travailler, explique le brigadier général à la retraite Richard Giguère.

C'est mercredi que le premier ministre François Legault a officiellement demandé l'envoi de troupes dans les CHSLD en raison d'une importante pénurie de personnel. Dans le cadre de l'opération Laser, des Rangers ont déjà été dépêchés dans le nord du pays.

Richard Giguère, brigadier général à la retraite des Forces armées canadiennes (FAC) en entrevue le 23 avril 2020.

Richard Giguère, brigadier général à la retraite des Forces armées canadiennes (FAC)

Photo : Radio-Canada

Souvent les gens pensent qu'on va appeler l'armée et qu'ils vont être là demain. C'est une question de jours.

Richard Giguère, brigadier général à la retraite des FAC

Contribuer sans soigner

Il faudra donc patienter un peu avant que les 1000 soldats attendus au Québec s'ajoutent à la centaine de militaires avec une formation médicale déjà en fonction.

Même sans formation en santé, ils pourront contribuer, assure un autre ex-haut gradé.

Les Forces armées peuvent avoir des militaires qui peuvent accomplir certaines tâches. La distribution des repas, aider au nettoyage de l'édifice, essayer de soutenir autant que possible le personnel médical, énumère le brigadier général à la retraite Gaston Côté.

Un homme aux cheveux blancs semble nous regarder droit dans les yeux en esquissant un sourire triste. Il est en veston-cravate.

Gaston Côté, brigadier général à la retraite des Forces armées canadiennes (photo d'archives)

Photo : Radio-Canada

Dans des CHSLD, les soldats offriront une stabilité qu'a souvent réclamée le gouvernement du Québec. Les militaires se relaieront et effectueront une présence en tout temps.

Dans d'autres missions, la mission ne s'arrête pas à 6 h le soir. Alors on est habitués à ça, travailler 24 h sur 24, ajoute Richard Giguère.

Encore des effectifs disponibles

Il y a environ 15 000 membres des FAC au Québec, indique Richard Giguère. C'est donc qu'une grande majorité reste disponible. Pour l'instant, leur mission dans le cadre de l'opération Laser est d'attendre patiemment en confinement à la maison.

La majorité de ceux qui ne peuvent pas travailler à distance reste chez eux et attend qu'il y ait un ordre opérationnel pour se déployer et se regrouper selon les besoins, précise Gaston Côté.

Quand le téléphone va sonner, vous pouvez être sûr qu'ils vont se déployer pour aider notre population, conclut Richard Giguère.

Ce n'est pas strictement la pandémie qui pourrait provoquer un appel des militaires, illustre l'ex-brigadier général. Les militaires sont habitués à être dépêchés au Québec lors d'inondations au printemps, par exemple.

Avec les informations de Pascal Poinlane

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