•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Retour à l’école : des parents déchirés

La main d'un enfant en train d'écrire dans un cahier d'école.

Des parents se demandent s'il est prudent de renvoyer leurs enfants à l'école.

Photo : CBC / Steve Bruce

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2020 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Après l’annonce d'un retour graduel et volontaire des jeunes Québécois à l’école, des parents de la Côte-Nord se demandent quelle est la meilleure décision à prendre pour leur enfant.

Le premier ministre François Legault a annoncé mercredi qu’il déposerait, la semaine prochaine, un plan de réouverture graduelle des écoles en commençant par celles des régions moins touchées par la COVID-19. Il a aussi affirmé que la présence des élèves ne serait pas obligatoire.

Dans ce contexte, des parents sont déchirés entre l'idée d'envoyer leurs enfants à l’école et celle de les garder à la maison.

On est particulièrement ambivalents. Mon garçon a une situation médicale complexe, donc c’est certain qu’on aimerait ça éviter qu’il soit touché par la maladie. D’un autre côté, comme il a un trouble du spectre de l’autisme aussi, ça serait essentiel pour lui de se retrouver en relation avec des enfants de son âge pour ne pas perdre ses acquis, exprime Geneviève Morin.

Lydia Lévesque se questionne tout autant.

J’ai la moitié de mon cœur de mère qui veut les envoyer voir leurs amis, mais de l’autre côté, j’ai quand même peur en tant que maman qui a un petit bébé à la maison, j’ai peur que ça revienne chez moi, ce virus-là, explique-t-elle.

Elle pense qu’il est irréaliste de croire que les jeunes respecteront parfaitement les consignes de distanciation sociale dans les écoles.

Il faut quand même être réaliste. Ça reste des enfants. Ils ont des besoins affectifs. Je ne comprends pas vraiment de quelle manière ils vont réussir à [appliquer] la distanciation sociale dans une école primaire, dit la mère de famille.

Alors que les enfants pourraient retourner à l’école pour quelques semaines, des parents se questionnent déjà sur la période estivale.

Geneviève Morin aimerait par exemple que le plan du gouvernement comprenne des détails concernant l’ouverture ou non des camps de jour.

Est-ce qu’il va y avoir ou non un terrain de jeu ou du moins une structure temporaire pour l’été pour les enfants du primaire qui vont peut-être se retrouver tout l’été sans contact avec d’autres enfants? se demande-t-elle.

En septembre, ils pourraient presque vivre un choc de se retrouver tout d’un coup avec d’autres enfants dans une structure scolaire en plus. Ce serait bien déjà d’avoir un plan, affirme Mme Morin.

Des bus scolaires sous la neige.

Le premier ministre François Legault a annoncé mercredi qu’il déposerait, la semaine prochaine, un plan de réouverture graduelle des écoles.

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Mageau

Pour les élèves plus âgés, comme les finissants de 5e secondaire, ce retour à l’école a une tout autre signification. Maxim Villeneuve, élève à l’école L’Abri, à Port-Cartier, a déjà hâte d’y retourner.

C’est une bonne chose pour nous, les finissants, de voir nos amis et nos enseignants une dernière fois, pour finir notre secondaire comme il se doit. Puis, ça fait longtemps qu’on est enfermés chez nous. Ça va juste faire du bien de retourner à la vie normale, explique la finissante.

Elle croit aussi que ce retour sera bénéfique pour ses collègues de classe qui ont plus de difficulté à l’école.

Des enseignants inquiets

De leur côté, les enseignants sont inquiets. La présidente du Syndicat de l'enseignement de la région du Fer, Monica Chiasson affirme que la principale crainte est le respect des consignes sanitaires au sein des établissements scolaires. Certaines classes peuvent accueillir jusqu'à 34 élèves.

Les craintes c’est au niveau de la sécurité. Comment va-t-on faire? Est-ce qu’on va avoir des masques? Des gants? Est-ce que ça va être nettoyé suffisamment dans les écoles?, questionne Mme Chiasson.

Le syndicat veut aussi s’assurer que les enseignants n'aient pas une trop grande charge de travail sur les épaules. Il craint notamment qu'il soit demandé aux enseignants de faire leur travail en classe en plus du suivi avec des élèves qui devront rester à la maison.

Avec les informations de Laurence Royer

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !