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COVID-19 : Ouvert ou fermé? Le Yukon évalue les possibilités

Le soleil frôle l'horizon avec en avant-plan Whitehorse et le fleuve Yukon.

Les autorités sanitaires étudient la gestion des restrictions au cours des prochains mois.

Photo : Radio-Canada / Claudiane Samson

Radio-Canada

Les autorités sanitaires du Yukon avisent les habitants du territoire que les mesures de restrictions et de distanciation physique seront en vigueur pendant encore au moins un an.

Il faudra que suffisamment de Yukonnais soient immunisés contre la COVID-19 - soit parce qu'ils ont eu le SRAS-CoV-2 ou parce qu'ils ont reçu le vaccin qui n'existe pas encore - pour que la population générale ne soit plus en danger avant même d'envisager un retour à l'ancienne vie normale, a affirmé le médecin hygiéniste Brendan Hanley en point de presse mercredi. Un processus qui pourrait prendre jusqu'à 18 mois, selon l'expert.

Plan épaule de Brendan Hanley en point de presse.

La pandémie ne fait que débuter, selon le médecin hygiéniste en chef du Yukon, Brendan Hanley.

Photo : Radio-Canada / Matisse Harvey

Bien que ça puisse sembler déjà une éternité, nous sommes toujours au début de la pandémie. Nous aurons besoin de patience, d’endurance et de soutien mutuel pour passer au travers.

Brendan Hanley, médecin hygiéniste en chef du Yukon

Brendan Hanley affirme que les frontières demeureront fermées aux voyages non essentiels et la quarantaine au retour d’un voyage restera obligatoire. Les rassemblements aussi continueront d’être limités, pour l'instant à 10 personnes.

La question est à savoir quelles mesures doivent rester en place et quelles peuvent être assouplies tout en « préservant les principes fondamentaux » pour rendre la vie plus « supportable ».

« En ce moment, on propose de revoir chaque endroit, avoir système de priorisation et une méthode systématique [d’évaluer] qu'est-ce que peut être fait sécuritairement et qu'est-ce que qu'il faut rester fermement, et qu'est-ce que sont les possibilités entre les deux, avoir un accès limité par exemple. »

Les terrains de camping ouvriront-ils?

Avec l'arrivée du printemps, de nombreux Yukonnais ont du mal à ne pas se rendre dans l’arrière-pays comme le veut la tradition pour profiter de la nature.

Davy Joly fait partie de ceux qui sont d’avis que le territoire doit envisager un moyen d’alléger les restrictions.

Un des sites du camping Conrad avec en arrière-plan des montagnes.

Le camping territorial Conrad au sud de Carcross est le premier camping aménagé par le gouvernement en près de 30 ans.

Photo : Radio-Canada / Claudiane Samson

Ce qui va se passer, je le sais, c'est que les Yukonnais vont se dire à un moment, je veux aller camper quand même donc on va aller camper n'importe où. Il y a un moment où on veut quand même sortir.

Davy Joly

Selon lui, vaut mieux restreindre l’accès aux campings, voire augmenter les tarifs, plutôt que les gens s'installent en bordure des routes çà et là.

Le médecin hygiéniste en chef confirme que la discussion est entamée. « On envisage de voir s’il est possible d’ouvrir les campings avec un accès limité », mais ne s’engage à aucune annonce rapide.

Des centres d’entraînement physique ouverts

Entre-temps, le centre d'entraînement physique Better Bodies à Whitehorse a annoncé sa réouverture et accepte jusqu'à 50 clients en même temps.

Le propriétaire Jim Oster explique avoir fermé ses portes sous le poids de la pression publique, mais n’avoir jamais été ordonné à le faire.

« Ce n’est pas une question de se faire de gros muscles, c’est une question de santé mentale. Nos clients ont besoin de normalité et de structure et nous leur offrons un endroit propre et sécuritaire. »

Plan serré des mains d'une personne qui désinfecte une table dans un restaurant.

Les restaurants de Whitehorse ont rapidement mis en place des mesures de nettoyage. Les restaurants ont tout de même dû cesser de servir leurs clients sur place.

Photo : Radio-Canada / Matisse Harvey

Le propriétaire affirme que les autorités sanitaires lui imposent plutôt une série d'obligations établie avec un inspecteur comme nettoyer l’équipement toutes les heures, éliminer les classes en groupe et désinfecter l’endroit tous les soirs.

À savoir si l’ouverture d’un endroit et la fermeture d’un autre sont contradictoires, le médecin hygiéniste Brendan Hanley affirme : « C’est une question difficile à répondre. Les décisions ne sont pas toujours prises pour les mêmes raisons. [...] Les gymnases privés peuvent fermer volontairement. Les campings ont été fermés par une décision du gouvernement du Yukon. »

« Les décisions sont mises en place par des personnes différentes pour des raisons différentes et ça peut être des raisons privées, des raisons publiques ou des décisions gouvernementales. »

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

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