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Des automobilistes au pied pesant font les manchettes pendant la pandémie

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Un agent de la Police provinciale de l'Ontario mène une opération contre la vitesse (archives).

Photo : Radio-Canada / Margaud Castadère

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Prenez note que cet article publié en 2020 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Des propriétaires de voitures de performance semblent profiter des autoroutes moins achalandées pour rouler à des vitesses excessives depuis le début de la pandémie de COVID-19.

Certains automobilistes au pied pesant ont tout récemment fait les manchettes en Ontario pour avoir conduit leur véhicule à une vitesse supérieure à 50 km/h au-dessus de la limite permise, ce qui correspond à une « manœuvre périlleuse » (stunt driving) au sens de la loi.

Seulement le week-end dernier, une trentaine de chauffards ont été épinglés par la Police provinciale de l’Ontario (PPO) dans la région du Grand Toronto, notamment pour grand excès de vitesse. 194 km/h, 177 km/h, 195 km/h, 174 km/h, toutes ces vitesses, c’est complètement ridicule, lance le sergent Kerry Schmidt de la PPO, dans une vidéo en anglais publiée sur Facebook.

Toutefois, la palme est revenue à un automobiliste qui a été intercepté par un policier de la PPO à Hawkesbury, dans l’est ontarien. L’individu filait à 271 km/h au volant de sa Dodge Challenger sur l’autoroute 417 en direction est, lorsque l’éclatement d'un pneu arrière a mis fin à sa course.

Sur-le-champ, son permis de conduire et son véhicule ont été saisis [...]. Les gens doivent réaliser que nos autoroutes, ce ne sont pas des pistes de course. Rouler à des vitesses excessives a des conséquences, indique une porte-parole de la PPO, la sergente Cynthia Savard.

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La fin de semaine dernière, un agent de la Police provinciale de l’Ontario a intercepté un automobiliste qui filait à 271 km/h au volant de sa Dodge Challenger sur la 417 à l’est de Hawkesbury.

Photo : Police provinciale de l'Ontario

Des amateurs, dit un expert

Ce type de comportement est loin de surprendre Stéphan Monette, un pilote de course d’accélération de Casselman. Aussitôt que la neige fond et que l’asphalte apparaît, indique-t-il, les propriétaires de rutilants bolides ont des fourmis dans les jambes. On voit des vidéos sur les réseaux sociaux. Les gars commencent à faire des [shows de boucane] dans leur stationnement à la maison.

« Les gars sont à fleur de peau. Ils veulent sortir. »

— Une citation de  Stéphan Monette, pilote de course d’accélération

Malheureusement, avec les mesures de confinement en vigueur, les pistes d’accélération, en Ontario comme au Québec, demeurent fermées jusqu’à nouvel ordre. Les amateurs de vitesse n’ont nulle part où aller pour assouvir leur soif d’adrénaline.

Stéphane Monette tient quand même à tracer une ligne claire entre les pilotes professionnels et les simples mordus de voitures de performance. [Nous, les membres de la National Hot Rod Association] [...] si on se fait prendre à [rouler à une vitesse excessive] sur une route publique, on perd [...] notre licence de pilote, précise-t-il.

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Stéphan Monette, pilote professionnel

Photo : Radio-Canada / Denis Babin

Il est d’avis que les automobilistes qui écopent d’amendes salées pour grands excès de vitesse sont surtout de simples amateurs. Ils ont [entreposé] leur voiture tout l’hiver. Et là, ils la sortent. [...] Ils veulent essayer [leur véhicule]. Le fait [qu'il y ait] beaucoup moins de trafic [sur les autoroutes], c’est plus tentant, avance le programmeur analyste de métier.

Routes désertes et excès de vitesse

Faut-il établir un lien de causalité entre nos autoroutes désertes et le nombre d’excès de vitesse enregistrés par les radars policiers depuis le début de la crise sanitaire? Le porte-parole de la Sûreté du Québec pour l’Outaouais et les Laurentides, le sergent Marc Tessier, estime qu’il est encore tôt pour tirer une telle conclusion.

Il y a moins de circulation sur la route. Les gens vont peut-être avoir tendance à circuler un peu plus rapidement. [Des automobilistes roulant à des vitesses excessives], on en voit quelques-uns. [...] Mais [...] je ne pourrais pas vous dire [...] s’il y a une augmentation par rapport à la même période l’année dernière, répond le policier.

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

Entre-temps, Stéphan Monette pense que l’ouverture des pistes d’accélération pourrait être une solution. Ainsi, croit celui-ci, les professionnels comme les amateurs y trouveraient leur compte tout en continuant de respecter les règles de distanciation sociale.

Il y a des journées de test [...] ce qui fait que tu peux emmener ta voiture [...] et faire des runs sur la piste, te défouler. Et là, tu sors de là et ça fait du bien!, conclut le pilote, sourire en coin.

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