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Une « offre concrète » pour bonifier le salaire des préposés aux bénéficiaires

Hausser la rémunération d'une seule catégorie d'emploi comporte son lot de défis.

Une femme de dos en tenue de travail devant l'entrée du CHSLD Yvon-Brunet, à Montréal.

Le travail des préposés aux bénéficiaires est essentiel à la bonne marche des opérations, tant dans les hôpitaux que dans les centres d'hébergement pour aînés.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

La Presse canadienne

Les discussions se poursuivaient pour une seconde journée, mercredi, entre le Conseil du Trésor du Québec et les deux organisations syndicales qui représentent les préposés aux bénéficiaires, afin de bonifier leur rémunération.

L'équipe de négociateurs de la FTQ rencontrait l'équipe de négociateurs du Trésor en matinée. Puis celle de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS), affiliée à la CSN, faisait de même en après-midi.

Les pourparlers avec les négociateurs du Trésor ont commencé mardi matin et tant la FTQ que la FSSS ont signalé y avoir décelé des signaux encourageants.

Au moins, on a une proposition concrète sur la table; on peut travailler avec ça, a-t-on résumé à la FSSS mercredi.

La FTQ a aussi perçu des éléments de réflexion intéressants dans l'offre du Conseil du Trésor. Mais, là encore, il reste bien des points à discuter.

Les écueils

Entre autres écueils, il y a celui des autres bas salariés du secteur public.

La FTQ avait en effet déposé dès le mois de décembre des demandes pour accorder des augmentations de salaire plus généreuses aux préposés aux bénéficiaires qu'aux autres employés de l'État, mais sa demande portait sur les bas salariés, dont font partie les préposés.

Or, le premier ministre François Legault tient mordicus à ce que ce soit les préposés aux bénéficiaires qui reçoivent des augmentations plus généreuses, à cause de la pénurie qui sévit dans les CHSLD.

Un deuxième écueil sera celui de la Loi sur l'équité salariale et des relativités salariales.

En vertu de ces règles, chaque emploi est évalué selon différents critères : qualifications, responsabilités, efforts, conditions de travail. Après évaluation, on fait un rangement des emplois. Plus la place dans ce rangement est élevée, plus le salaire est élevé. Les préposés sont au niveau 7. Or, si on augmente seulement le salaire des préposés, cela bouleversera l'équilibre du rangement.

La FSSS réclame que les préposés aux bénéficiaires gagnent 25 $ l'heure au sommet de leur échelle. Et c'est sans compter les futures augmentations qui seront accordées à l'ensemble des employés de l'État dont elle veut qu'ils bénéficient en plus.

À l'heure actuelle, dans le secteur public, les préposés gagnent 20,55 $ au premier échelon et 22,35 $ au cinquième et dernier échelon.

Un troisième écueil sera celui des préposés aux bénéficiaires qui ne travaillent pas dans l'hébergement et les soins de longue durée. Car des préposés travaillent dans d'autres unités de soins dans les hôpitaux. Toucheront-ils les mêmes augmentations que les autres préposés aux bénéficiaires dans les CHSLD?

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