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Toronto collectera des données de la COVID-19 basées sur l'ethnicité

Toronto doit savoir « quelles sont les communautés les plus vulnérables », croit le conseiller municipal Joe Cressy.

Des travailleurs de la santé en tenue de protection font entrer un patient dans un hôpital.

Des travailleurs de la santé en tenue de protection font entrer un patient en soins intensifs dans le nouvel hôpital temporaire Columbus Covid 2 le 16 mars 2020 à Rome.

Photo : Getty Images / ANDREAS SOLARO

Radio-Canada

Toronto développe son propre système pour collecter des données sur la COVID-19, y compris des données sur l'ethnicité des gens qui ont contracté le virus.

Le président de la Commission de la santé publique de Toronto, le conseiller Joe Cressy, a déclaré à CBC que la ville a besoin de ces informations.

Plusieurs croient que la COVID-19 est le grand égalisateur, en ce sens qu'elle ne discrimine pas qui la contracte. Mais ce n'est malheureusement pas vrai, a déclaré M. Cressy.

Ce que nous voyons, c'est que la COVID-19 touche de façon disproportionnée ceux qui vivent dans la pauvreté, que ce soit dans les maisons de retraite ou dans les refuges, c'est un virus qui s'attaque aux démunis.

Lorsqu'on lui a demandé plus tôt ce mois-ci si l'Ontario prévoyait de recueillir de telles données, le médecin hygiéniste en chef de la province, le Dr David Williams, a répondu que les groupes identifiés comme étant les plus à risque sont les personnes âgées, les personnes souffrant de maladies et celles dont le système immunitaire est affaibli.

Ce sont donc tous des groupes prioritaires pour nous, indépendamment de la race, de l'origine ethnique ou d'autres origines. Ils sont tous aussi importants pour nous, a répondu M. Williams.

M. Cressy a affirmé que, jusqu'à présent, la province ne s’est pas montrée intéressée par la collecte de données basées sur la race.

C'est une erreur, et c'est inacceptable pour nous, à la santé publique de Toronto, selon Joe Cressy qui ajoute qu'il suffit regarder la situation aux États-Unis pour constater que le virus touche de façon disproportionnée les personnes de couleur.

Ils sont en conférence de presse.

Le conseiller Joe Cressy aux côtés de la Dre Eileen de Villa, la médecin hygiéniste de la ville.

Photo : Radio-Canada / Rozenn Nicolle

Dans certaines régions des États-Unis, un nombre important de résidents noirs et latinos sont morts du virus comparativement à d'autres groupes. À Chicago, par exemple, les résidents noirs représentent 30 % de la population, mais comptent pour plus de 70 % des décès liés à la COVID-19.

Notre dossier : La COVID-19 en Ontario

Dans les 12 États qui ont communiqué des données sur la race et l'ethnicité relativement à la COVID-19, les Noirs sont 2,5 fois plus susceptibles de mourir du virus que la population générale, selon le groupe de recherche sur les politiques publiques APM Research Lab.

Joe Cressy croit que le fait de disposer de ces données permettra de guider la réponse de la Ville.Si nous ne savons pas qui est à risque et quelles communautés sont les plus vulnérables, nous ne pouvons pas réagir pour les protéger, a-t-il déclaré.

Toronto s'associe à d'autres organisations comme les Réseaux locaux d'intégration des services de santé et les hôpitaux pour obtenir des données en lieu et place de celles de la province.

Avec les informations de CBC

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