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Lentement mais sûrement, le doublage reprend lundi

Un micro, des écouteurs et une table de mixage sonore.

Les studios qui accueillent les artistes prêtant leurs voix aux productions ont été inspectés et visités par l'UDA.

Photo : iStock

Angie Landry

C’est une nouvelle qui tombe à point pour le secteur culturel : les activités de doublage et de surimpression vocale pourront reprendre graduellement au Québec dès lundi. C'est ce qu'a confirmé la présidente de l’Union des artistes (UDA), Sophie Prégent.

Cette dernière précise qu’il s’agit d’une première étape importante de franchie qui permettra à un peu plus de 300 artistes de retourner au boulot.

Les studios qui accueillent les artistes prêtant leurs voix aux productions ont par ailleurs été inspectés et visités par le directeur général de l’UDA, Alexandre Curzi. Les démarches pour reprendre les activités ont été menées de concert avec l’Association nationale des doubleurs professionnels (ANDP) et le ministère de la Culture.

Environnements contrôlables

Pour les prochains mois, interprètes, directeurs et directrices de plateau et techniciens et techniciennes devront suivre des consignes strictes dans les studios, dont les espaces ont été réaménagés dans le but d’accueillir les gens de la manière la plus sécuritaire possible.

Dès l’arrivée dans l’immeuble, la désinfection des mains sera évidemment de mise, et il faudra suivre des flèches de couleur collées par terre, qui indiqueront à chaque personne vers quel studio se diriger pour enregistrer. Le couloir menant aux studios d’enregistrement sera emprunté par une seule personne à la fois. Chaque personne enregistrera seule dans une salle.

Il n’y aura pas d’ambiance [faite par plusieurs comédiens dans une même pièce], autrement dit. Ils vont enregistrer un par un, et techniquement, tout ça sera jumelé par la suite [en montage], explique la présidente de l’UDA.

Ce sont des univers qui sont très contrôlés et contrôlables. Les studios ne bougent pas. Et ce sont toujours les mêmes. À partir du moment où tu as trois ou quatre studios qui sont sécuritaires, tu es capable de fournir du travail à des interprètes sans problème.

Sophie Prégent

Et la fiction, c’est pour quand?

À l’opposé, la reprise des tournages de fictions télé ou cinématographiques est encore difficile prévoir. 

Contrairement aux studios consacrés au doublage et à la surimpression vocale, il est pratiquement impossible de contrôler tous les éléments reliés à la santé et à la sécurité des plateaux de tournage, notamment en raison de la mobilité des équipes.

Pour des dramatiques, on fait trois scènes au dépanneur du coin, après ça on s’en va dans une maison privée, un trois et demi, et on est quarante là-dedans…, rappelle Sophie Prégent.

Sophie Prégent est attentive au micro d'ICI Première.

La présidente de l'UDA, Sophie Prégent.

Photo : Radio-Canada / Olivier Lalande

A-t-on une idée du moment où sera faite la relance de ces plateaux, à l’UDA?

Aujourd’hui, ça m’apparaît encore impossible, avoue Sophie Prégent. Je ne vous dis pas que ce sera toujours impossible. Mais il va falloir qu’on change notre façon de faire. On veut revenir aux dramatiques, mais la façon de faire devra être plus lente, on va devoir tester les gens, on va devoir isoler les gens, on va devoir respecter la distanciation sociale.

Un partage des pratiques de partout dans le monde

Partout dans le monde, des protocoles ont été établis dans différents marchés de télévision et de cinéma pour un éventuel retour au boulot « post-COVID ».

Le Danemark et la Suède instaurent tranquillement des protocoles de tournage, la Californie aussi, et l’Australie est en train d’en instaurer également, et précisément sur les lieux de tournage des dramatiques. Ils seraient capables de respecter la distanciation, ils ne se font pas maquiller. Autrement dit, personne ne se “touche”, explique la présidente de l’UDA.

Le Québec pourrait bien aller puiser des idées dans ce bassin pour permettre la réintégration des équipes de tournage de fictions, termine Sophie Prégent.

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