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La police de Gatineau à la recherche de victimes potentielles de leurre d'enfants

Le modus operandi de l'accusé laisse croire qu'il pourrait y avoir d'autres victimes.

Montage montrant deux portraits de Rock Sanscartier.

Rock Sanscartier est accusé de leurre d'enfants, d'exhibitionnisme et de possession de pornographie juvénile.

Photo : Service de police de la Ville de Gatineau

Le Service de police de la Ville de Gatineau (SPVG) est à la recherche de victimes potentielles en lien avec une affaire de leurre d’enfants, après avoir découvert qu'un résident de 35 ans du secteur de Buckingham tentait d'obtenir des photos sexuellement explicites de mineurs en prenant contact avec eux par le biais d'un jeu en ligne.

Rock Sanscartier a été arrêté et a comparu. Il est accusé de leurre d'enfants, d'exhibitionnisme et de possession de pornographie juvénile. Il est présentement détenu, ont indiqué les policiers.

Deux dénonciations, dont une anonyme reçue par courrier, ont mis le SPVG au fait des agissements présumés de l'accusé.

Nous avons procédé à une perquisition à la résidence de M. Sanscartier et on s’est rendus compte qu’il y avait une situation de leurre d’enfants, a indiqué l'agente Renée-Anne St-Amant, porte-parole au SPVG.

Le suspect prenait contact avec ses victimes par le biais du très populaire jeu en ligne Fortnite, a affirmé la porte-parole, lors d'une conférence de presse mercredi après-midi.

Par la suite, il invitait ses victimes sur son compte Messenger et leur demandait des photos explicites. Le suspect utilisait le pseudonyme « Explicit Qc 420-62 » sur la plateforme Fortnite, tandis que son compte Messenger affichait sa véritable identité.

Selon l'agente St-Amant, l'homme aurait même été jusqu'à proposer de l’argent pour obtenir des photos. Il aurait aussi invité des personnes mineures à son domicile du secteur de Buckingham, à Gatineau.

Le modus operandi de M. Sanscartier et la grande popularité des jeux en ligne laissent croire au SPVG qu'il pourrait avoir fait d'autres victimes sur cette plateforme ou sur d'autres sites.

Renée-Anne St-Amant, porte-parole du SPVG

Surveiller les enfants

La police demande aux parents de toute présumée victime de contacter le 819 243-INFO (4636), option 5 ou un poste de police de quartier.

Elle veut aussi que ces derniers assurent une vigie auprès de leurs enfants notamment en surveillant leurs actions quand ils sont sur Internet. On pense que le dialogue est la meilleure façon de faire de la prévention, a conclu l'agente St-Amant.

L'expert en cybersécurité et président d'In-Sec-M, Antoine Normand, conseille aussi aux parents de parler avec leurs jeunes : leur demander avec qui ils jouent, le nom des autres amis, et de fortement suggérer aux jeunes de ne pas jouer en mode où on invite aléatoirement quelqu’un à se joindre à l’équipe.

Selon M. Normand, des entreprises comme celle derrière Fortnite surveillent le type de contenu qui passe sur leur plateforme et peuvent faire des signalements à la police si besoin est.

Mais ici, on parle de jeunes à qui on a demandé de produire du matériel inédit, des vidéos et des photos sexuellement explicites d’eux, ce matériel-là est pas encore connu des policiers, donc peut difficilement être détecté automatiquement, a-t-il souligné.

Avec les informations de Nathalie Tremblay

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