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Le Jour de la Terre souligné malgré la COVID-19

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Plusieurs se rappelleront la Journée de la Terre 2020 comme étant la plus silencieuse.

Photo : iStock

Caroline Bourdua
Prenez note que cet article publié en 2020 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

C’est le 50e anniversaire du Jour de la Terre au Canada. Ayant pour thème le climat cette année, la journée du 22 avril n’a pas de grands rassemblements en raison du coronavirus. Mais cela n’empêche pas de souligner les enjeux.

Divers organismes se tournent donc vers les médias sociaux, tels que Facebook, Twitter, Instatagram et YouTube, pour souligner dignement le Jour de la Terre 2020.

Le gros des projets que nous menons est habituellement exécuté avec la communauté, et, dans le cas présent, nous tentons surtout de diriger ces gens vers des activités sur les médias sociaux, explique Lianne Girard, du comité d’intendance du Ruisseau Junction.

Parmi les activités primées, l’on compte habituellement les corvées de nettoyage du ruisseau.

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Les paniers d’épicerie font partie des objets retrouvés fréquemment dans le ruisseau Junction.

Photo : Radio-Canada / Hugo Duchaine

Mais comme la santé et la sécurité de la communauté et des employés sont prioritaires, c’est une activité qui devra être remise à plus tard.

C’est difficile à faire maintenant à cause de la distanciation sociale, et aussi on ne sait pas qui a manipulé les ordures que l’on retrouverait au bord du ruisseau, explique Mme Girard. Habituellement, nous aimons commencer à nettoyer lorsque la neige disparaît, nous ne savons pas ce que l’on pourra planifier dans les prochains mois et nous suivrons évidemment les restrictions du gouvernement.

Mme Girard croit que la corvée de nettoyage pourrait se faire au plus tôt vers l’automne.

Elle avoue qu’il est difficile de faire une prédiction.

Les vendredis pour l’avenir, un mouvement mondial qui a aussi sa place dans le Grand Sudbury soulignera à sa façon le Jour de la Terre le 24 avril.

Des politiciens et chefs de file accompagneront des jeunes et partageront leur vision de la crise climatique sur Zoom au cours d’une discussion virtuelle de midi à 15 h.

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La jeune Sudburoise Sophia Mathur a aussi manifesté à New York lors d’un rassemblement à New York en 2019.

Photo : Courtoisie de Sophia Mathur

La crise climatique devrait être prise au sérieux de la même façon que le coronavirus, pense Sophie Mathurr.

Elle est la première adolescente à avoir fait la grève de l’école pour le climat en Amérique du Nord.

La jeune fille de 13 ans compte pour sa part souligner le Jour de la Terre, soit en plantant un arbuste chez elle, ou en faisant la cueillette de déchets dans son quartier en pratiquant la distanciation sociale et en portant des gants.

Journée pas comme les autres

ReThink Green, un organisme d’initiatives environnementales régionales avoue que le Jour de la Terre est étrange cette année.

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Selon M. St.Georges, la COVID-19 a aussi forcé l’annulation du festival de la Terre prévu en juin dans le Grand Sudbury.

Photo : David St.Georges

Les émissions de carbone ont beaucoup diminué à cause de la COVID-19, puisque la grande majorité des gens demeurent à la maison. Mais nous devons reconnaître que c’est temporaire, explique David St.Georges, coordonnateur de programmes.

Et en même temps, dit-il, le plastique que nous cherchons à réduire normalement est essentiel en période de pandémie. Il est omniprésent dans les instruments médicaux et est un bon exemple de son utilisation à bon escient.

M. St.Georges croit aussi qu’il faudra se rééduquer pour reprendre de bonnes habitudes, comme les sacs d’épicerie réutilisables.

Quant au Jour de la Terre, il croit que 2020 restera gravée dans la mémoire.

« Je crois que, cette année, nous devons demeurer forts pour célébrer à nouveau en groupe les futures journées de la Terre. C’est une humble façon de se rappeler que si l’on ne prend pas soin de notre environnement, l’on ne pourrait profiter d’activités comme les randonnées, le jardinage et autres rassemblements en plein air. »

— Une citation de  David St.Georges, reThink Green Sudbury

C’est non seulement un temps de réflexion pour poser des gestes écologiques, mais c’est aussi une période d’appréciation envers notre environnement, conclut M. St. Georges.

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