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Fuite de 25 000 mots de passe de groupes comme l’OMS et la fondation Gates

Logo de l'Organisation mondiale de la santé.

L’OMS et d’autres organisations au front du combat mondial contre la COVID-19 sont la cible constante de tentatives d’attaques informatiques depuis le début de la crise.

Photo : afp via getty images / FABRICE COFFRINI

Radio-Canada

Les mots de passe pour 25 000 adresses courriel associées à des groupes aidant à combattre la COVID-19, comme l'Organisation mondiale de la santé (OMS), les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) et la fondation Bill et Melinda Gates, ont été publiés sur le web par une source inconnue, rapporte le SITE Intelligence Group, qui surveille les activités en ligne de groupes terroristes et extrémistes.

L’authenticité de l’ensemble des données n’a pas encore été confirmée, mais Robert Potter, un spécialiste australien de la cybersécurité, a été en mesure d’accéder à plus de 2000 comptes de membres du personnel de l’OMS à l’aide d’informations contenues dans la fuite.

La sécurité de leurs mots de passe est épouvantable, s’est-il indigné en entrevue avec le Washington Post, soulignant que le mot de passe de 47 des comptes était « password » et que plusieurs personnes avaient choisi leur prénom comme mot de passe.

M. Potter croit que les informations proviennent d’un piratage qui a eu lieu en 2016.

Utilisés par l’extrême droite

Le SITE Intelligence Group rapporte que les listes ont d’abord été publiées sur le forum 4chan. Elles sont ensuite apparues sur le site d’affichage de texte Pastebin, avant d’être relayées abondamment dans des groupes de discussion d’extrême droite au moyen de l’application Telegram.

Des groupes néonazis et suprémacistes blancs ont lancé un appel au harcèlement envers ces organismes en relayant des théories du complot sur la COVID-19, explique la directrice du SITE Intelligence Group, Rita Katz, au Washington Post.

La distribution de ces identifiants de courriel n’est qu’une autre partie de l’initiative de l’extrême droite de se servir du virus en tant qu’arme, qui dure depuis plusieurs mois, soutient-elle.

Des références à des informations qui seraient apparemment contenues dans des courriels de ces comptes piratés ont d’ailleurs déjà commencé à apparaître dans des théories du complot qui circulent en ligne, constate le SITE Intelligence Group.

Avec les informations de Washington Post

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