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COVID-19 : les propriétaires de terrains de golf au Manitoba trépignent d'impatience

Un bâton près d'une balle.

Contrairement à d'autres provinces comme la Colombie-Britannique, les terrains de golf ne sont pas jugés comme un service essentiel par le gouvernement du Manitoba.

Photo : Radio-Canada / Nicolas Lachapelle

Radio-Canada

Avec le beau temps qui arrive au Manitoba, les propriétaires de terrains de golf ont hâte que la province lève le moratoire sur les entreprises considérées comme non essentielles.

Dans leurs messages quotidiens, les autorités sanitaires rappellent à la population de se donner de petits moments pour sortir et aller prendre un peu d’air.

Toutefois, il n'est pas possible pour les Manitobains d'en profiter pour jouer au golf.

Comme les autres centres d’activités en plein air, les clubs de golf et les champs de pratique ne font pas partie de la liste des entreprises jugées essentielles par le gouvernement du Manitoba pendant la pandémie de COVID-19.

Une décision que les propriétaires de terrains de golf de la province aimeraient bien changer.

Bienfaits pour la santé

Le grand avantage, c’est la nature du golf, dit Jeff Scott, le directeur général du Southwood Golf and Country Club, à Winnipeg. C’est un sport qui se prête très facilement à la distanciation physique. Par exemple, nous avons un parcours de plus de 120 hectares. C’est plus que la majorité des parcs. Tout le monde peut facilement garder ses distances.

Les gens ont été cloîtrés chez eux, en isolement physique, suivant les directives du gouvernement. Le golf leur permettrait de sortir dehors, faire un peu d’exercice et améliorer leur santé mentale.

Jeff Scott, directeur général du Southwood Golf and Country Club

Des mesures sanitaires

Même son de cloche chez Alex Edney, propriétaire du club de golf Maplewood à Saint-Pierre-Jolys.

Je trouve cela bizarre que les gens puissent se promener comme ils le veulent dans un parc, sans supervision, alors qu’ici, où on peut quand même surveiller les gens et assurer qu’ils respectent la distanciation physique, nous ne pouvons accueillir personne, souligne-t-il.

Les deux propriétaires comprennent qu’ils ne pourront ouvrir leurs portes au public avant l’approbation des autorités sanitaires, mais ils restent tout de même optimistes qu’ils pourront accueillir des joueurs de golf quand l'ordre de santé publique prendra fin le 1er mai.

L'Association nationale des propriétaires de terrains de golf du Canada a déjà présenté aux gouvernements provinciaux une liste de protocoles qui pourraient être implémentés si les parcours de golf étaient pouvait ouvrir leurs portes ce printemps.

Parmi les protocoles suggérés, une seule personne serait autorisée par voiturette de golf, les drapeaux et les râteaux seraient retirés des terrains, les paiements se feraient en ligne et une distanciation des heures entre chaque départ serait mise en place.

Pas d’hypothèses hâtives

Selon le directeur général de Golf Manitoba Jared Ladobruk, il est encore trop tôt pour sonner l’alarme quant aux difficultés financières que pourraient connaître les clubs de la province s’ils demeuraient fermés encore plusieurs semaines.

Il y a beaucoup de facteurs qui peuvent contribuer au succès ou bien à l’échec d’une année. On saura l’impact économique [de la COVID-19] plutôt en fin de saison, affirme-t-il.

Selon la plus récente étude menée en 2014 par Golf Manitoba, l’industrie du golf emploie 16 000 personnes au Manitoba et contribue 636 millions de dollars au PIB provincial annuellement.

Il y a en ce moment environ 130 clubs de golf à travers la province.

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