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COVID-19: comment manger à petit prix pendant la pandémie ?

Un homme devant 14 repas.

Jean-Hugues Aubry devant une soupe vietnamienne, un ragoût indien et un riz chinois, des repas qui coûtent moins de 25 cents par portion.

Photo : Radio-Canada / Jimmy Chabot

Radio-Canada

À Timmins, un enseignant de religions du monde croit que le secret pour cuisiner avec un budget serré est de s’inspirer de la cuisine internationale. Dans ses cours en ligne, Jean-Hugues Aubry invite ses élèves à faire des recettes provenant d’ailleurs.

La capsule a été tournée avant la confirmation d'un premier cas de la COVID-19 dans le Nord de l'Ontario et la déclaration de l'état d'urgence sanitaire par la province qui exige de respecter la distanciation physique.

La cuisine internationale est parfaite pour se serrer la ceinture, car plusieurs aliments internationaux ne sont pas souvent achetés, alors l'épicerie doit baisser ses prix pour les vendre.

Jean-Hugues Aubry

L’enseignant à l’école secondaire catholique Thériault présente son cours de religion du monde en passant par l’estomac. C'est très important que les élèves apprennent à propos des restrictions et des règles alimentaires de l'hindouisme, judaïsme et de l'islam. Disons aussi que je vais un peu plus loin en leur donnant de bonnes recettes.

Un homme devant un plat de la cuisine indienne.

Dans l'un de ses cours, Jean-Hugues montre à ses étudiants l'un de ses plats favoris de la cuisine indienne.

Photo : Radio-Canada / Jimmy Chabot

Plusieurs de ses élèves voleront de leurs propres ailes et habiteront en appartement l’an prochain. Entre les cours, des élèves lui demandent conseil pour ne plus dépendre des repas de maman à l’université.

Le plus bel investissement que tu peux faire, c’est de t’acheter une mijoteuse. Tu mets tes ingrédients et le soir à ton retour de l’école tout est prêt. C’est nutritif en plus, disait-il à un élève avant de commencer l'entrevue.

En cette période où le budget alimentaire est plus limité, Jean-Hugues recommande d'acheter moins de viande, et de remplacer par des substituts comme les lentilles, le tofu ou les champignons. C’est bon pour la santé et ça sauve de l’argent.

Un homme devant son épicerie.

Sur sa table, M. Aubry montre son épicerie pour la semaine. Il arrivera à faire plus d'une cinquantaine de repas.

Photo : Radio-Canada / Jimmy Chabot

Au lieu de manger de la choucroute, le professeur propose à ses élèves de faire du kimchi. C'est très peu dispendieux, excellent au goût, et ce plat a sauvé les Coréens pendant une période difficile.

Étudiante en 10e année à l’école secondaire catholique Thériault, Sarah Nielsen a adoré faire des plats de la cuisine du monde. Des leçons de vie qui lui serviront dans le futur.

Une jeune adolescente cuisine de repas.

Sarah Nielsen aime sa nouvelle sa salle de classe.

Photo : Sarah Nielsen

J’ai eu la chance de goûter une variété de mets que je n’aurais jamais eu la chance d’essayer si ce n’était pas du cours de M. Aubry.

Sarah Nielsen
Du pouding au riz.

Le pouding au riz qu'a cuisiné Sarah Nielsen dans son cours de religion du monde.

Photo : Sarah Nielsen

Cuisiner avec un budget limité : une passion de père en fils.

Jean-Hugues est le fils de Jean-Pierre Aubry, économiste de la Banque du Canada.

Son père lui a toujours montré de nouvelles manières d’économiser tout en l’éduquant sur la cuisine internationale.

Ma passion pour la cuisine internationale vient de mes parents, j’ai grandi à Ottawa, une ville qui est très multiculturelle. Chaque fois que j’avais des bons bulletins, mon père me faisait découvrir un nouveau restaurant international, se souvient Jean-Hugues sur comment il est tombé en amour avec cette cuisine.

Un homme devant le rayon d'épice.

D'après Jean-Hugues, le secret de la cuisine internationale réside dans les épices.

Photo : Radio-Canada / Jimmy Chabot

Jean-Hugues invite les gens à sortir de leur zone de confort. Les recettes du cuisinier québécois Ricardo sont bien bonnes, mais essayez le Ricardo chinois ou le Ricardo de l’Inde, dit-il.

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