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Les cours du pétrole reprennent de la vigueur

Le marché reste sous pression face à la chute de la demande en pétrole.

Des pompes installées sur des puits de pétrole.

Le marché du brut est très volatil depuis la début de la crise de la COVID-19.

Photo : Reuters / Nick Oxford

Radio-Canada

Le pétrole brut new-yorkais a vivement rebondi mercredi, après s'être écroulé lundi et mardi, mais le marché restait sous pression face à la chute de la demande et la quasi saturation des capacités de stockage.

À New York, le baril américain du Western Texas Intermediate (WTI) pour livraison en juin, dont c'était le premier jour d'utilisation comme contrat de référence, valait plus de 15 $ US, en hausse de plus de 30 %, à 10 h (HAE).

En fin de séance, le baril a clôturé à 13,78 $, ce qui correspond à une hausse de 19 % par rapport à mardi.

À Londres, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en juin gagnait 5,4 % à 20,4 $ américains à quelques minutes de sa propre clôture.

Le baril de Brent a entre autres été coté sous la barre des 16 $ US plus tôt dans la séance, son niveau le plus bas depuis juin 1999.

Le prix du baril de WTI pour livraison en mai, qui a expiré mardi, était tombé lundi pour la première fois en territoire négatif, les investisseurs en étant réduits à payer les acheteurs pour écouler leur brut.

Le prix du Western Canadian Select, le pétrole extrait des sables bitumineux albertains, qui s'échange à un prix inférieur à celui du WTI, était aussi passé précédemment sous la barre de 0 $.

Un marché en panique

La panique se répand chez les investisseurs, mais aussi au sein de l'OPEP+, a fait remarquer plus tôt dans la journée Eugen Weinberg, de Commerzbank.

Plusieurs pays membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et d'autres producteurs de pétrole extérieurs au cartel se sont entretenus mardi, en téléconférence, de la situation dramatique sur le marché du brut.

Durant cette conférence informelle, les participants ont réitéré leur engagement à ajuster la production de pétrole selon les termes de l'accord scellé le 12 avril visant à réduire l'offre de 9,7 millions de barils par jour à partir du mois de mai, a précisé l'organisation dans une série de tweets.

Mais ces réductions massives ne sont actuellement pas suffisantes pour compenser la baisse de la demande et stabiliser le marché pétrolier, a estimé M. Weinberg.

Le marché du pétrole est ravagé depuis plusieurs semaines par les restrictions mises en place un peu partout dans le monde pour enrayer la propagation de la COVID-19.

Avec des transports fortement limités et de nombreuses usines à l'arrêt, la demande en énergie s'est effondrée, et elle ne devrait pas se redresser à court terme, a précisé Stephen Brennock, analyste au sein de PVM.

C'est pourquoi il incombe maintenant aux producteurs de pétrole américains de fermer les robinets. Si ce n'est pas le cas, les prix du pétrole pourraient passer la majeure partie du mois prochain au-dessous de zéro, a-t-il ajouté.

Avec les informations de Agence France-Presse

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