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Des milliers de travailleurs mobilisés pour traiter les demandes de prestations fédérales

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L'Agence du revenu du Canada évalue à plus de 8 millions le nombre de demandes pour la Prestation canadienne d'urgence.

Photo : ISTOCK

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2020 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Des milliers de fonctionnaires sont mobilisés par le gouvernement fédéral pour s'assurer que les Canadiens soient servis en ces temps de pandémie.

L'Agence du revenu du Canada (ARC) évalue à ce jour à plus de 8 millions le nombre de demandes pour la Prestation canadienne d'urgence (PCU). Près de 20 milliards de dollars ont été remis aux Canadiens. 

Dès le début de la pandémie, Tsoa Raholison a perdu son emploi dans un restaurant de la région d'Ottawa. Si j’utilise toutes mes économies, je ne réussirai pas à suivre à partir de mai, soutient Mme Raholison.

Deux jours après s'être inscrite à la Prestation canadienne d'urgence, 2000 $ lui ont été remis.

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Tsoa Raholison a perdu son emploi dans un restaurant de la région d'Ottawa.

Photo : Radio-Canada / Maggie MacPherson (CBC)

« J’étais contente. Au moins pour quelques mois à venir, je serai [...] tranquille. »

— Une citation de  Tsoa Raholison, employée d'un restaurant d'Ottawa

Ottawa dit avoir traité plus de 90 % des 8 600 000 demandes. Derrière ces demandes, des milliers de fonctionnaires de l’ARC sont au rendez-vous.

Parmi eux, Joël Boucher, qui travaille de chez lui, à Montréal. 

Oui, on n’est pas des épiciers, oui, on n’est pas des infirmiers, mais l’argent de l’épicerie passe par l’ARC. La raison numéro un, c’est pour les contribuables, soutient M. Boucher.

Les dernières semaines ont été éreintantes pour les fonctionnaires de première ligne.

Joël Boucher répond en moyenne à une quarantaine de Canadiens par jour, en télétravail, tout en surveillant son fils de 12 ans. Au quotidien, il tente de calmer les personnes stressées qui cherchent à faire des demandes de PCU.

« Je pense qu’il ne faut pas oublier que les fonctionnaires aussi vivent des moments d’émotions, mais on essaie que ça ne paraisse pas quand on parle aux contribuables. »

— Une citation de  Joël Boucher, fonctionnaire, Agence du revenu du Canada
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Des milliers d'employés de l'Agence du revenu du Canada répondent aux demandes de PCU à Ottawa.

Photo : Reuters / Chris Wattie

Les travailleurs réaffectés

M. Boucher est l'un des milliers d'employés fédéraux qui s'occupent maintenant des millions de demandes de renseignements sur la PCU et les avantages fédéraux connexes qui ont été annoncés depuis que l'épidémie de la COVID-19 a forcé tant de Canadiens à quitter leur travail et à rester à la maison.

À mesure que les nouvelles politiques ont été annoncées, une requête a été envoyée aux fonctionnaires occupant des rôles moins critiques afin qu'ils aident à traiter les demandes reçues par l'Agence du revenu du Canada.

Et la tâche est titanesque, selon le président du Syndicat national des travailleurs de l’impôt, Marc Brière.

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Le président du Syndicat national des travailleurs de l’impôt, Marc Brière.

Photo : Marc Brière

Le volume de travail est exceptionnel, comme on n'a jamais vu auparavant, probablement, mais étant donné les circonstances, je pense que le moral est passablement bon présentement, dit-il.

Par ailleurs, le syndicat s’attend à ce que 3000 fonctionnaires supplémentaires soient déployés en renfort cette semaine.

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

Survivre à la crise

Au début de l'épidémie, Joël Boucher et sa famille ont été mis en quarantaine en raison d'une exposition potentielle au nouveau coronavirus.

Lui et sa famille restent en bonne santé, mais il se dit sensible au stress que vivent les Canadiens.

Nous vivons également [la] COVID-19 dans notre vie personnelle, mais notre objectif principal est toujours le public. Nous voulons nous assurer que, sur le plan financier, ils se sentent rassurés, conclut M. Boucher.

Avec les informations d'Antoine Trépanier

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