•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Un outil en ligne pour repérer les enfants victimes de violence familiale

Un enfant derrière une fenêtre givrée dépose sa main contre la vitre et regarde au sol.

L'isolement forcé, en raison de la pandémie, risque d'exacerber la violence contre les enfants en milieu familial, craignent des experts.

Photo : iStock

Un outil en ligne permet désormais aux enseignants de repérer les enfants victimes de violence familiale. Il a été créé par un membre du Sénat canadien, le psychiatre Stanley Kutcher, et une professeure à la Faculté d’éducation de l’Université de la Colombie-Britannique (UBC), Wendy Carr, en collaboration avec des groupes d’aide à l’enfance.

Les éducatrices et les éducateurs ne disposent plus des outils habituels pour repérer et soutenir ces jeunes en personne, explique un communiqué.

Les écoles primaires et secondaires sont fermées à travers le pays en raison de la pandémie de COVID-19. De nombreux enseignants ou conseillers pédagogiques gardent toutefois un contact avec leurs élèves en ligne, un lien qui peut s’avérer crucial.

À cause de la suspension des classes, les risques augmentent pour les enfants qui vivent dans des foyers où sévit la violence familiale, explique-t-on sur la plateforme, offerte gratuitement en anglais et en français sur le site de la Faculté de l'Éducation de l'UBC (Nouvelle fenêtre).

L’isolement social, la perturbation des routines, la possibilité d’insécurité financière ou alimentaire, l’interruption de l’enseignement en personne et l’incertitude persistante aggravent les conditions dangereuses pour certains enfants et jeunes qui, jusqu’à présent, n’étaient pas considérés comme étant à risque, peut-on y lire.

L’outil fournit, par exemple, au personnel éducatif des idées de questions à poser aux enfants pour s’assurer qu’ils vont bien, sans éveiller les soupçons d’un parent ou d'un tuteur qui se trouve à proximité. Des questions telles que : Qu'as-tu fait au cours de la dernière semaine? ; Qu’as-tu trouvé agréable? ; ou encore Qu’as-tu trouvé difficile?

Il propose aussi des activités (dessin ou écriture, par exemple) qui, en poussant l’enfant à exprimer ses sentiments, peuvent donner des indices sur la présence de maltraitance à la maison.

La plateforme a été élaborée en collaboration avec les organismes Les enfants d’abord Canada et Jeunesse, J’écoute.

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !