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Le footballeur Patrick Lavoie prête main-forte dans un CHSLD

Patrick Lavoie, des Roughriders de la Saskatchewan

Patrick Lavoie, des Roughriders de la Saskatchewan

Photo : Radio-Canada

À la maison, en attendant de savoir s’il y aura une saison de football cette année, Patrick Lavoie se sentait inutile face à la crise de la COVID-19. Le centre-arrière des Roughriders de la Saskatchewan a donc décidé de prendre le téléphone et de passer à l’action.

Devant son téléviseur en regardant les bulletins de nouvelles avec sa conjointe, l’ancien joueur du Rouge et Or de l’Université Laval s’est dit qu’il ne pouvait rester là à ne rien faire devant l’urgence et le manque d'employés dans les CHSLD.

Patrick Lavoie, qui habite Montréal, raconte avoir d'abord offert son aide par l'entremise d'une banque de candidatures en ligne. Après deux ou trois jours sans réponse, il a pris les choses en main et a appelé directement au CHSLD LaSalle, durement frappé par la pandémie.

J'ai appelé et j'ai dit : "J'ai 32 ans, j'ai deux bras et deux jambes. J'ai une formation de pompier et je pense que je suis capable d'aider". Ils ont dit : "OK, viens-t'en". J'y suis allé vendredi, samedi et dimanche.

Patrick Lavoie, centre-arrière, Roughriders de la Saskatchewan

Le footballeur Patrick Lavoie s'est porté volontaire pour travailler dans un CHSLD

Sur la première ligne

Le gaillard de Sainte-Flavie en Gaspésie s’attendait à ce qu’on profite de son physique de joueur de football pour lui demander d’accomplir des tâches manuelles, comme déplacer du matériel lourd.

Il a plutôt été étonné de se retrouver sur la première ligne à distribuer les cabarets aux patients, les nourrir et changer leurs couches.

J'ai été mis dans le feu de l'action immédiatement. J'ai compris l'urgence d'agir. Je ne pense pas qu'ils avaient le temps de me former, alors ça s’est fait sur le tas.

Patrick Lavoie, centre-arrière, Roughriders de la Saskatchewan

Quand une préposée me montrait comment faire, il fallait que je sois capable de le faire tout seul après. J'ai été chanceux, je suis tombé sur des infirmières qui étaient dédiées.

Patrick Lavoie a rapidement compris que sa présence était la bienvenue. De la part des préposés à qui il a permis de prendre un moment de répit, mais aussi des bénéficiaires... en particulier les dames!

Les résidents sont tellement chaleureux, ils étaient contents de voir un nouveau visage. Les madames étaient contentes de voir un homme aussi. Ça a fait ma journée.

Bloquer le virus

Lorsqu’il s’est présenté au CHSLD pour sa première journée de travail, il a vite constaté que l'établissement avait été durement frappé par le virus.

Au moment où je suis arrivé, il y avait trois cas confirmés, explique-t-il. Toutes les autres personnes dans le département devaient subir un test aussi. Les résultats sont arrivés le lendemain.

Tout le "2B" était infecté à part deux personnes. À partir de ce moment, c'est difficile.

Patrick Lavoie, centre-arrière, Roughriders de la Saskatchewan

Mais jamais il n’a senti que sa santé était menacée.

Ce dont j'avais peur, c'est plus pour ma famille. Je ne suis pas en train de dire que je n'ai pas peur du virus, mais si j'avais à l'attraper, je me sentais confiant. De le ramener à la maison, avec ma conjointe et mon garçon, c'est ce qui me stressait le plus.

Hommage aux préposés

Patrick Lavoie ne sait pas encore s’il retournera prêter main-forte en centre de soins.

Pour l’instant, il s’est placé en quarantaine, car il doit se soumettre à l’examen médical du processus d’embauche du Service des incendies de la Ville de Montréal, lui qui prendra sa retraite du football en 2020, que la Ligue canadienne de football dispute une saison ou non.

Mais il n’écarte pas la possibilité de repousser son examen si les besoins en main-d’oeuvre explosent à nouveau.

En attendant, il salue le dévouement de ceux et celles qui sont là, tous les jours.

Je suis impressionné par les préposés aux bénéficiaires. C'est un travail qui n'est pas facile. Faire ce qu'ils font chaque jour, c'est quelque chose. Ils sont passionnés, ils aiment leurs patients, ils sont là pour les bonnes raisons, ça, ça m'a vraiment touché.

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