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COVID-19 : Brian Pallister affirme qu'il pourrait effectuer des mises à pied

Le premier ministre du Manitoba, Brian Pallister.

Le premier ministre du Manitoba, Brian Pallister.

Photo : La Presse canadienne / JOHN WOODS

Le gouvernement manitobain est toujours en discussion avec les syndicats du secteur public sur la réduction de la semaine de travail des fonctionnaires non essentiels. Brian Pallister confirme qu’il effectuera des mises à pied s’il n’est soutenu ni par Ottawa ni par les syndicats.

La semaine dernière, Brian Pallister évoquait une possibilité d’aide du gouvernement fédéral pour compenser cette perte de salaire des employés du secteur public.

Nous allons devoir trouver des ressources pour nos agents de première ligne, réitère Brian Pallister.

Nous sommes dans une pandémie, dit-il. Nous avons des gens qui se donnent au maximum pour protéger les plus vulnérables [...] et travaillent dans des conditions plus risquées que jamais.

Brian Pallister affirme que 96 % des pertes d'emplois dans la province sont dans le secteur privé et que chaque secteur a un rôle à jouer pour aider les travailleurs de la santé pendant la pandémie de COVID-19.

Nous sommes une équipe, une famille. Nous allons trouver ces ressources au sein de notre famille pour ceux qui en ont besoin. C’est comme cela que fonctionne une famille.

Brian Pallister, premier ministre du Manitoba

Jusqu'à 30 % de moins pour les universités

Pour Brian Pallister, les universités font également partie de cette « famille ». C’est pourquoi elles doivent tenter de réduire leur budget. Ce n'est pas trop demandé, dit le premier ministre. Nous sommes tous là-dedans ensemble.

Les universités devaient, mardi, soumettre au gouvernement des scénarios budgétaires comprenant des compressions de 10, 20 et 30 % de leurs dépenses.

Le premier ministre souligne par ailleurs que d’autres provinces ont réduit leur soutien financier aux établissements d’éducation postsecondaires, ce qui n’était pas le cas au Manitoba.

Mais la question n’est pas là, assure-t-il. La question c’est d’identifier ceux qui ne sont pas occupés à présent pour faire des économies là-dessus.

Les professeurs d'université ont moins de travail à faire désormais, mentionne-t-il.

C’est du bon sens. Pourquoi payer un salaire complet à quelqu’un qui n’a plus de travail à faire?

Brian Pallister, premier ministre du Manitoba

Brian Pallister affirme par ailleurs avoir réduit son salaire de député – qui est de 94 000 $ – de 25 %. La réduction ne s’applique pas aux revenus associés à sa fonction de premier ministre, qui s'ajoutent à son salaire de député. Une partie de cette réduction, soit 7 %, fait également partie d’un gel du salaire que les députés provinciaux avaient accepté en 2016.

Pas de déconfinement en vue

Quant à la réouverture de l’économie, alors que le premier ministre a indiqué lundi vouloir que le Manitoba soit la première province à revenir à la normale, le confinement reste pour le moment à l’ordre du jour.

Le protocole pour la réouverture de l’économie, c’est très important, affirme Brian Pallister. La protection pour la santé du public, des employés, de l’employeur, du client d’une petite entreprise, tous ces facteurs entrent dans la décision.

Le gouvernement, dit-il, veut se doter d’une approche progressive pour protéger les Manitobains tout en permettant aux entreprises et aux organismes de se remettre en marche.

Tant que nous n’avons pas de traitement ou de vaccin, les protocoles que nous appliquons maintenant devront être appliqués : se laver les mains, la distanciation... nos chiffres sont avantageux parce que nous avons respecté ces protections fondamentales.

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