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Des Bas-Laurentiens volontaires pour travailler aux champs cet été

Des travailleurs retirent les mauvaises herbes d'un champ de fraises de Saint-Arsène, près de Rivière-du-Loup.

La venue de travailleurs étrangers pour prêter main-forte dans les champs québécois sera compliquée par la pandémie de COVID-19 cette année, même si quelques-uns sont déjà arrivés dans la province . (archives)

Photo : Radio-Canada / Marie-Christine Rioux

L'Union des Producteurs agricoles (UPA) du Bas-Saint-Laurent se réjouit de l'intérêt de citoyens pour travailler dans les champs cet été. Jusqu'à présent, 28 personnes ont posé leur candidature dans la région.

Le premier ministre François Legault a lancé, la semaine dernière, un appel aux personnes sans emploi pour qu'elles aillent donner un coup de main dans les champs cet été.

Dans son point de presse quotidien, mardi, François Legault s'est dit content de la réponse.

L'Union des producteurs agricoles nous dit qu'elle est débordée d'appels de jeunes, et de moins jeunes, qui veulent aller travailler sur les fermes cet été. Donc, [nous sommes] très très content d'entendre ça.

François Legault, premier ministre du Québec

Québec a d'ailleurs lancé vendredi un programme de 45 millions de dollars pour inciter les Québécois à se rendre au champ pour prêter main-forte aux agriculteurs.

En contrepartie, les volontaires recevront une prime de 100 $ par semaine.

C'est une mesure qui vise à combler la pénurie de travailleurs agricoles étrangers qui sont moins nombreux à entrer au pays cette année en raison de la pandémie de COVID-19.

Cette annonce-là va donner un nouveau souffle, j'espère, pour nos producteurs agricoles. Ça va les rassurer pour la saison qui s'en vient.

Gilbert Marquis, président de l'Union des producteurs agricoles du Bas-Saint-Laurent

Le président de l'UPA du Bas-Saint-Laurent, Gilbert Marquis, spécifie que les citoyens volontaires seront surtout appelés à ensemencer et à entretenir les champs, ainsi que de faire la récolte.

Et nos travailleurs étrangers, comme nos travailleurs québécois, bien je pense que nos producteurs vont être contents de les voir arriver parce que, sans aide de leur part, bien ça va être très difficile de passer au travers, soutient M. Marquis.

Il indique également qu'il compte procéder au jumelage de travailleurs et à des entreprises agricoles dans les semaines à venir.

Selon les données obtenues par l'UPA, 57 entreprises agricoles au Bas-Saint-Laurent ont besoin de travailleurs étrangers cette année.

Pour combler leurs besoins en main-d'œuvre pour l'été, ces entreprises estiment qu'elles auront besoin de 101 travailleurs étrangers temporaires.

Pour l'instant, 23 de ces travailleurs sont déjà arrivés. Les fermes bas-laurentiennes sont donc à la recherche de 78 personnes pour pourvoir les postes de ceux qui ne peuvent entrer au pays.

Des plants de fraises.

Lors de son point de presse quotidien, François Legault a souligné la difficulté du travail de cueillette de petits fruits, mais il a aussi qualifié cette expérience de « formatrice ».

Photo : Radio-Canada / Marie-Christine Rioux

Les citoyens qui aimeraient se porter volontaires pour travailler dans les champs de la région cet été peuvent s'inscrire sur le site web emploiagricole.com (Nouvelle fenêtre).

Des formations en ligne gratuites doivent notamment être mises à la disposition des futurs travailleurs agricoles.

L'UPA et le premier ministre François Legault ont tenu à souligner le caractère essentiel du travail des producteurs et des travailleurs agricole dans un contexte où il est primordial d'assurer une certaine autonomie alimentaire au Québec.

Avec les informations de Shanelle Guérin

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