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Kapuskasing dit avoir besoin d’aide pour accepter d’accueillir des évacués

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La ville de Kapuskasing réitère qu'elle n'a pas les ressources pour accueillir des évacués de Kashechewan ce printemps dans le contexte de la pandémie de la COVID-19.

Photo : Radio-Canada / Francis Bouchard

Prenez note que cet article publié en 2020 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La ville de Kapuskasing soutient avoir besoin d'aide de la province avant d’accepter d'accueillir des évacués de la Première Nation de Kashechewan, lors des crues printanières de la rivière Albany.

Lors d’une réunion du conseil municipal lundi soir, le conseiller Julien Boucher a présenté une recommandation réitérant que la Ville n’a pas les ressources nécessaires pour faire face à des évacuations dans le contexte de la pandémie de la COVID-19.

Le conseiller propose plutôt d’offrir l’expertise de la municipalité à d'autres villes qui iraient de l’avant.

En tant que président des services d’urgence, le conseiller Boucher dit avoir obtenu le mandat la semaine dernière de vérifier la possibilité d’accueillir des évacués s’il s’agit d’une situation de vie ou de mort pour eux.

Les préoccupations de la municipalité concernent particulièrement les services de santé, dans la cadre de la pandémie.

On ne veut pas amener des gens qui engorgeraient encore plus l'hôpital quand la COVID va arriver ici à Kapuskasing, affirme Julien Boucher.

La municipalité a formulé certaines demandes au Centre provincial des opérations d’urgence (CPOU).

Selon M. Boucher, celui-ci a évoqué la possibilité de mettre sur pied un hôpital de campagne.

« S'ils sont capables de faire ça et d'offrir d'autres services dont nous aurions besoin, peut-être qu'on serait capable de recevoir des évacuations. »

— Une citation de  Julien Boucher, conseiller municipal de Kapuskasing
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Julien Boucher est conseiller municipal de Kapuskasing.

Photo : Radio-Canada / Francis Bouchard

La municipalité demandait aussi que les évacués soient confinés à leur hôtel pour réduire les risques de propagation du coronavirus, en proposant que les repas y soient livrés.

C’est autant pour les protéger, eux, que pour nous protéger, affirme M. Boucher, en soulignant toutefois avoir appris qu’un tel confinement ne serait pas possible légalement.

Nous ne fermons pas la porte si jamais de l’aide externe peut combler les services que nous ne sommes pas capables d’offrir en ce moment, indique M. Boucher.

D'autres villes du Nord, comme Thunder Bay, ont indiqué qu'elles n'accueilleraient pas d'évacués des Premières nations.

De son côté, la Première Nation de Kashechewan avait indiqué qu'elle voulait demeurer sur son territoire cette année, en se déplaçant sur du terrain en hauteur.

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