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Les usagers devront-ils porter un masque dans les transports en commun?

Des bancs d'autobus vides.

Les autobus de la Société de transport de l'Outaouais sont pratiquement vides en raison de la crise de la COVID-19 (archives).

Photo : Radio-Canada / Jonathan Dupaul

Radio-Canada

Les sociétés de transport en commun de part et d'autre de la rivière des Outaouais, ainsi que les autorités sanitaires, n'ont pas encore tranché la question de savoir si les usagers devront porter des masques une fois le confinement terminé.

De son côté, le gouvernement du Québec n’a pas encore pris de décision. Le premier ministre François Legault a répété, lundi, qu’il ne faudrait pas, avec un masque, avoir un faux sentiment de sécurité.

Nous allons probablement recommander, si la distance de deux mètres n'est pas possible, que les gens portent des masques, a pour sa part déclaré le directeur national de la santé publique du Québec, le Dr Horacio Arruda, mardi.

Le port du masque à bord des autobus et autres modes de transport collectif est déjà en vigueur ailleurs. À Berlin, ainsi que dans plusieurs États allemands, le port du masque va être imposé, notamment dans les transports en commun, et ce, dès le 27 avril.

Actuellement, les usagers des transports en commun à Gatineau n'ont pas l'obligation de porter un masque, mais rien ne les empêche de le faire. Du côté d'Ottawa, les chauffeurs d'OC Transpo réclament le port du masque obligatoire.

La militante pour un meilleur transport en commun Anne-Marie Roy estime que bon nombre de personnes ressentiront beaucoup de stress lors du déconfinement et que le port du masque devrait être encouragé.

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

Les mesures déjà en place insuffisantes, selon certains

Depuis le début de la pandémie, la Société de transport de l’Outaouais (STO) a pris quelques mesures pour favoriser l'éloignement physique entre les usagers. Ces derniers sont invités à monter par la porte arrière. De plus, le nombre de passagers dans les autobus est limité : un autobus régulier peut accueillir 15 passagers contre 25 pour un autobus articuler.

Selon le conseiller syndical au Syndicat canadien de la fonction publique, Patrick Langevin, cela ne permet pas pour autant de respecter la distance recommandée de deux mètres entre les usagers.

Le représentant des usagers au conseil d'administration de la STO, François-Michel Brière, ne cache pas non plus que les mesures pour limiter la propagation de la maladie sont compliquées à mettre en place dans les transports en commun. Mais, il considère que si les autorités sanitaires prônent le port du masque, ce sera appliqué à la STO.

Si jamais la santé publique nous recommande ou même nous oblige à porter le masque en transport en commun, à ce moment-là, on va évidemment faire tout notre possible pour pouvoir implémenter cette directive-là, a-t-il affirmé.

Si le port du masque devient obligatoire, Mme Roy croit que les sociétés de transport devront s'assurer que des masques seront disponibles avant d'embarquer dans les autobus ou dans le train léger.

Selon M. Brière, un groupe de travail formé avec des experts de la santé publique a été mis sur pied pour anticiper le déconfinement et son impact sur les transports en commun.

Actuellement, l'offre de service de la STO est de 50 %. Le transporteur public devrait l'augmenter jusqu’à 70 % en juin, ce qui lui laisse une marge de manœuvre si davantage de personnes souhaitent prendre l'autobus.

De plus, les chauffeurs de la STO pourraient avoir une cage de Plexiglas. Une solution qui est encore à l'étude, selon M. Langevin.

Avec les informations d’Audrey Roy et de Josée Guérin

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