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Winnipeg publie 3 scénarios économiques pour se remettre de la pandémie

L'hôtel de ville de Winnipeg.

Winnipeg anticipe une contraction du produit intérieur brut de 3,1 % à 3,5 %, selon les trois scénarios.

Photo : Radio-Canada / Bert Savard

La Ville de Winnipeg a publié trois scénarios (Nouvelle fenêtre) analysant l’impact que pourrait avoir la crise sanitaire actuelle sur ses finances. Le plus sombre verrait la Ville négocier des réductions temporaires de salaires pour tous ses employés, des licenciements et une réduction de ses réserves financières.

La Ville anticipe une contraction du produit intérieur brut de 3,1 % à 3,5 %, selon les trois scénarios. Ceux-ci comprennent plusieurs variables, dont la durée pendant laquelle les mesures de distanciation physique seront en place et le moment où le gouvernement provincial autorise la réouverture des entreprises non essentielles.

Dans sa prévision la plus optimiste, Winnipeg s’attend à une baisse du PIB de 3,1 % en 2020 avant un rebond de 2,5 % en 2021. Le chômage atteindrait alors 12,1 % en 2020 et 10,3 % en 2021.

Dans ce scénario, la Ville estime que la province rouvrirait partiellement l’économie à partir du mois de juin tout en maintenant les mesures de distanciation sociale jusqu’au mois d’août.

Des prévisions plus sombres

Dans sa seconde projection, la Ville anticipe un retour de la COVID-19 en décembre. Dans ce cas-à, les mesures de distanciation sociale seraient à nouveau en place entre décembre 2020 et avril 2021.

Selon ce scénario, le PIB chuterait de 3,5 % en 2020 avant d’amorcer une modeste croissance de 0,8 % en 2021. Le taux de chômage, lui, atteindrait 12,9 % en 2020 et augmenterait pour atteindre 13,8 % en 2021.

La troisième prévision de la Ville de Winnipeg est la plus pessimiste. Dans ce cas, elle s’attend à une vague de COVID-19 plus grave en décembre, ce qui forcerait le gouvernement provincial à fermer à nouveau les entreprises non essentielles et à maintenir les mesures d'éloignement physique au-delà du mois d’avril 2021.

Le PIB se contracterait alors de 3,5 % en 2020, et de 1 %, en 2021, tandis que le taux de chômage, lui, atteindrait 12,9 % en 2020 avant de grimper à 15,6 % en 2021.

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

Réductions de services dès avril

Pour limiter l’impact de la crise sur ses finances, la Ville semble déjà prête à réduire dès ce mois-ci certains services, dont le transport en commun, et à geler le salaire des salariés non syndiqués.

Il faut vous attendre à des réductions du service, a déclaré à ce propos Brian Bowman lors d’une conférence de presse.

Le maire de Winnipeg n’a cependant pas été en mesure de préciser l’échelle de la réduction de service.

Il a cependant noté qu’un grand nombre d’autobus de la capitale manitobaine circulent à vide actuellement. Nous avons vu une baisse importante du nombre de passagers, a-t-il justifié.

Les élus devraient finaliser des décisions très bientôt, a ajouté Brian Bowman.

Salaires amputés

Parmi les autres mesures envisagées, Winnipeg évoque la possibilité de négocier des baisses de salaires temporaires pour tous les employés, geler le recrutement jusqu’à la fin de l’année ou encore geler certains investissements, comme l’achat de nouveaux autobus.

Néanmoins, aucune autre mise à pied n’est à l’ordre du jour pour le moment, selon Brian Bowman.

La Ville évalue aussi l’allongement de sa ligne de crédit : actuellement fixée à 75 millions de dollars, elle pourrait être augmentée à 250 millions de dollars.

Elle envisage aussi la possibilité de négocier des baisses de salaires temporaires pour tous les employés, geler le recrutement jusqu’à la fin de l’année ou encore geler certains investissements, comme l’achat de nouveaux autobus.

Toutes ces mesures auront tout de même un impact sur ses revenus, et elle puiserait dans son fonds de stabilisation financière pour compenser les pertes de recettes.

Il ne resterait alors dans ce fonds, actuellement doté de 107,8 millions de dollars, que 50 à 52 millions de dollars à la fin de la crise, selon le rapport.

Le document précise tout de même que les objectifs de la Ville à court terme sont de maintenir l'emploi à la fois privé et public et à long terme de se préparer à définir les principaux projets d'infrastructure prêts à démarrer.

Ces projets seraient financés par les gouvernements provincial ou fédéral.

Le rapport sera présenté au comité des finances le 27 avril.

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