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Legault ouvre la voie au retour graduel des élèves en classe

Le Québec doit tout faire pour éviter une deuxième vague de COVID-19 cet automne, plaide le premier ministre.

M. Legault marche dans un couloir de l'Assemblée nationale.

Le premier ministre a évoqué mardi la relance de l'économie, mais aussi la réouverture des écoles et des services de garde une fois que la situation se sera stabilisée.

Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot

« Ce ne serait pas une bonne idée d'attendre le 1er septembre pour retourner un million d'enfants dans les écoles en même temps », a déclaré François Legault mardi, en évoquant la possibilité de rouvrir les écoles pour quelques semaines d'ici la fin juin.

Le premier ministre du Québec a profité de sa conférence de presse quotidienne pour préparer le terrain en vue de la relance de l'économie, mais également de la réouverture des écoles et des services de garde, et ce, même si le Québec vient juste de franchir le cap des 1000 morts dus à la COVID-19.

Après avoir jonglé avec plusieurs scénarios – dont un, impopulaire, qui prévoyait un retour en classe avant le 4 mai –, François Legault étudie maintenant la possibilité de relancer les cours et de terminer l'année scolaire quelque part entre la mi-mai et la fin juin.

Ce qu'on regarde, c'est une réouverture graduelle.

François Legault, premier ministre du Québec

Sa décision n'est pas encore prise. Le premier ministre dit avoir amorcé une consultation de son caucus de députés, en plus d'avoir parlé aux trois chefs des partis d'opposition lundi soir.

Mais le scénario d'un retour massif des élèves du primaire et du secondaire en septembre semble écarté d'emblée, François Legault craignant les risques de contagion chez les parents qui pourraient engendrer une deuxième vague de COVID-19.

Cela dit, le premier ministre n'envisage pas de priver les familles québécoises de leurs vacances d'été en juillet et en août. Je ne pense pas qu'il va y avoir de l'école cet été, a-t-il indiqué. Est-ce qu'on est capable de rouvrir les écoles pour un certain nombre de semaines d'ici la fin juin? Ça, c'est possible. Mais l'été, ce n'est pas quelque chose qui est envisagé.

Un retour à l'école avant septembre?

Photo : getty images/istockphoto / monkeybusinessimages

Des CHSLD toujours vulnérables

En ce qui concerne la situation des établissements pour aînés, le gouvernement Legault a annoncé que le nombre d'habitations problématiques a doublé depuis une semaine. À l'heure actuelle, 80 des 2600 établissements pour personnes âgées du Québec signalent qu'au moins 15 % de leurs résidents sont infectés.

C'est dans ces lieux d'hébergement que la situation est plus difficile, a admis le premier ministre.

Des statistiques fournies par le ministère de la Santé et des Services sociaux montrent en outre que 435 établissements pour personnes âgées ont décelé au moins un cas de COVID-19 parmi leurs résidents ou les membres du personnel. Ce nombre a plus que quadruplé en trois semaines.

Bonne nouvelle, cependant : la moitié des 2000 absences recensées dans ces lieux d'hébergement auraient déjà été comblées grâce au dévouement des omnipraticiens, des médecins spécialistes, des étudiants et des travailleurs de la santé des régions du Québec qui auraient convergé vers Montréal à la suite des appels à l'aide lancés par François Legault.

Et on a confiance que d'ici demain [mercredi], avec tous ceux qui nous ont fait signe, on devrait être capables de combler les 1000 postes qui restent à combler, a assuré le premier ministre.

La présence du coronavirus dans les habitations pour personnes âgées demeure le grand défi du gouvernement, a rappelé François Legault mardi.

Ainsi, le délestage devrait se poursuivre encore deux semaines dans les blocs opératoires pour permettre aux médecins spécialistes et à leurs équipes de prêter main-forte dans les foyers pour aînés, et ce, même si des associations médicales affirment que le report d'opérations a été fatal pour plusieurs Québécois.

Ces allégations ont fait bondir le premier ministre, mardi. La directive est claire depuis le début, a-t-il martelé. Il n'est pas question de reporter une activité qui est urgente et qui pourrait mettre en danger la vie d'un patient. Il n'a jamais été question de ça.

Présente aux côtés de M. Legault, la ministre de la Santé et des Services sociaux, Danielle McCann, a toutefois reconnu qu'une situation semi-urgente pouvait devenir urgente la semaine suivante. On n'est pas à l'abri de situation qu'on aurait voulu éviter, a-t-elle avoué. On espère vraiment ne rien échapper.

Plus de 1000 décès

Le bilan des victimes québécoises de la COVID-19 a maintenant dépassé le cap des 1000 décès. Le nombre total de morts s'élève à 1041, soit 102 de plus que lundi. La vaste majorité d'entre eux (850) résidaient dans des habitations pour personnes âgées, a précisé François Legault mardi.

Le Québec a également franchi la barre des 20 000 cas confirmés avec l'ajout de 807 malades, pour un total de 20 126 personnes infectées par le nouveau coronavirus.

Les personnes âgées de 70 ans et plus représentent toujours environ 90 % des décès, alors qu'elles ne constituent que 31 % des malades.

À l'heure actuelle, on dénombre 1224 hospitalisations, dont 201 aux soins intensifs.

Le bilan dévoilé mardi fait également mention de 171 520 tests de dépistage effectués, de 2970 personnes en attente de résultats et de 4048 malades rétablis.

Un déconfinement par région?

Montréal se maintient au sommet des régions les plus touchées par la pandémie, mais la situation s'améliore considérablement ailleurs. Le Bas-Saint-Laurent, par exemple, n'a pas enregistré de nouveaux cas depuis 11 jours.

D'ailleurs, il n'est pas exclu que le déconfinement vise d'abord les régions moins touchées les plus éloignées de Montréal (réouverture des entreprises, écoles, services de garde).

Ça fait partie des scénarios qui sont examinés actuellement, a indiqué le premier ministre Legault mardi, ajoutant encore une fois qu'il n'y avait rien de décidé encore et que le directeur national de santé publique, Horacio Arruda, ne lui avait pas encore donné son aval.

Avec les informations de La Presse canadienne

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