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Les syndiqués du réseau de la santé expriment leur grogne

Trois travailleuses en habits d'hôpital avec des masques sur leur bouche et un autocollant où on peut lire "Reconnaissance et équité"

Les membres affiliés à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) demandent un traitement égal pour tous.

Photo : Gracieuseté de la Fédération de la santé et des services sociaux

Les primes de 4 % et 8 % consenties aux employés du réseau de la santé depuis le début de la crise de la COVID-19 continuent de créer du mécontentement chez les syndiqués de la région, qui dénoncent l'iniquité de cette mesure.

Les membres affiliés à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) en Abitibi-Témiscamingue ont décidé de porter sur eux un autocollant réclamant un traitement égal pour tous.

On veut démontrer à l’employeur, qui pourra porter notre message au gouvernement, que nous devons tous être traités de la même façon, souligne Annick Trottier, vice-présidente régionale de la FSSS. Dès que tu es un travailleur de la santé et que tu te déplaces chaque matin dans un centre de santé, tu devrais avoir la même prime, parce que tu es exposé au même danger de la COVID.

Un collant sur le sol sur lequel on peut lire : toutes et tous exposés au virus, reconnaissance et équité, pour toutes et pour tous le même traitement.

La prime annoncée par Québec prévoit 8% d’augmentation pour les employés du réseau de la santé exposés directement à la COVID-19, et 4% pour tous les autres.

Photo : Gracieuseté de la Fédération de la santé et des services sociaux

La prime annoncée par Québec prévoit 8 % d’augmentation pour les employés du réseau de la santé exposés directement à la COVID-19, et 4 % pour tous les autres. Pour la FSSS, une augmentation globale de 3 $ de l’heure pour tous serait une façon de faire beaucoup plus équitable. Une telle avenue pourrait aussi être profitable pour les plus petits salariés du réseau, comme les préposés aux bénéficiaires.

Ce n’est pas juste de dire à l’une, "Toi, ton courage vaut seulement 0,79 $ de l’heure, et toi, il vaut davantage" alors que, dans les faits, ces deux personnes sont exposées aux risques, ajoute Annick Trottier.

Les syndicats déplorent aussi la lourdeur et la complexité de gérer les primes annoncées par Québec.

Tu vas faire tant d’heures dans le corridor de la crise, après tu vas donner un coup de main dans une autre aile. Ça devient une gestion incroyable pour l’employeur qui va mettre ça de l’avant dans l’application. Syndicalement, on va devoir être aux aguets pour chaque situation spécifique. On nous dit "voici un petit bonbon, on sait que ce n’est pas grand-chose, mais pour l’avoir il faudra quand même vous battre", conclut la vice-présidente régionale de la FSSS.

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