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Consensus planétaire pour un « accès équitable » aux « futurs vaccins »

Vue rapprochée d'un test effectué dans un contenant transparent dans un laboratoire.

Plusieurs industriels pharmaceutiques et laboratoires sont lancés dans la recherche pour un vaccin contre le nouveau coronavirus.

Photo : Getty Images / Douglas Magno

Agence France-Presse

Les 193 membres de l'Assemblée générale de l'ONU ont adopté lundi par consensus une résolution réclamant un « accès équitable » aux « futurs vaccins » contre la COVID-19, et soulignant le « rôle dirigeant crucial de l'Organisation mondiale de la santé » mis en cause par les États-Unis.

Centré sur la riposte sanitaire, le texte, lancé par Mexico avec l'approbation de Washington, demande de renforcer la coopération scientifique internationale pour combattre la COVID-19 et pour intensifier la coordination, y compris avec le secteur privé.

L'appel pour que tous les pays obtiennent des vaccins intervient alors que de multiples industriels pharmaceutiques et laboratoires de recherche sont dans leur mise au point. Ces vaccins, jugés cruciaux pour aider à neutraliser la maladie, représentent un enjeu financier considérable.

La résolution appelle le secrétaire général de l'ONU à s'assurer que les moyens engagés permettent de garantir un accès et une distribution justes, transparents, équitables, efficaces, aux outils de prévention, aux tests de laboratoire [...], aux médicaments et futurs vaccins COVID-19.

L'objectif doit être de les rendre disponibles à tous ceux qui en ont besoin, notamment dans les pays en développement, insiste le texte, le deuxième de l'Assemblée consacré à la COVID-19 depuis le début de la pandémie.

Les 193 membres de l'Assemblée générale avaient adopté le 3 avril leur première résolution sur le coronavirus en appelant à la « coopération » pour mieux lutter contre la maladie.

Pas d’accord sur un « cessez-le-feu mondial »

Le Conseil de sécurité de l'ONU n'a toujours pas réussi de son côté à s'entendre en dépit de discussions sur deux textes, l'un tunisien, l'autre français, depuis un mois visant à soutenir l'appel au « cessez-le-feu mondial » lancé le 23 mars par le chef de l'ONU pour faciliter la lutte contre la maladie.

Selon des diplomates, Tunisiens et Français ont entamé depuis peu un travail de fusion des deux textes.

À la différence des textes du Conseil, les résolutions de l'Assemblée ne sont pas contraignantes, mais elles peuvent avoir une valeur politique importante selon les contextes.

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