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L’Abitibi-Témiscamingue se réapproprie l’agriculture de proximité

Un poulailler urbain.

Il est possible d'avoir quelques poules sur le territoire urbain de Rouyn-Noranda en obtenant un permis.

Photo : Radio-Canada / Marc-Olivier Thibault

Marc-Olivier Thibault

L’agriculture de proximité est en forte hausse dans la région depuis le début de la crise causée par la COVID-19 à en croire l’activité économique de certains commerçants. Ces derniers témoignent d’une demande marquée pour les poules et les semences.

Chez Monsieur Bouffe à Rouyn-Noranda, le téléphone sonne du matin au soir. On fait la file à l’extérieur dès 10 h 30 le matin.

La copropriétaire de l’endroit, Francine Deschênes, se lève à 5 h tous les jours pour répondre à des courriels et des messages textes de ses clients qui veulent acheter des poules. Elle termine de répondre aux commandes en moyenne vers 21 h.

Des bébés canards dans une cage, sous une lampe chauffante.

Monsieur Bouffe vend tant des canetons que des poussins.

Photo : Radio-Canada / Marc-Olivier Thibault

Cette saison, Francine Deschênes estime que les ventes de volailles se comptent par milliers. Les gens craignent de manquer de nourriture.

Il y a beaucoup de monde qui veulent avoir leurs propres oeufs et leur propre viande, explique-t-elle. C’est comme une crainte, ils ont peur de manquer de nourriture. C’est le retour aux sources. Mais on ne parle pas que de volailles et d’oeufs, on parle de semences et d’horticulture aussi.

À la pépinière Dorobi de Rouyn-Noranda, le volume d’appels est aussi en forte hausse. Les gens s’informent afin de se lancer dans le jardinage, explique le propriétaire de l’entreprise, Sébastien Marineau.

Des rangées d'enveloppes contenant des graines de plusieurs variétés de légumes.

Les semences sont très en demande à la pépinière Dorobi.

Photo : Radio-Canada / Marc-Olivier Thibault

On en vend beaucoup beaucoup beaucoup. Là on a un stock qui est arrivé ce matin, mais on commençait à être vide dans certaines semences. Ça dépend de la saison, au début c'était tomates, poivrons, ce qui prend du temps à germer.

À Lorrainville au Témiscamingue, la famille Patenaude élève de la volaille et possède un grand jardin. Ce n’est pas la peur de manquer de nourriture qui les pousse vers cette activité, mais plutôt l’amour de la terre, explique Alexandre Patenaude.

Ce n’est pas le confinement, c’est l’amour des produits de la terre depuis toujours. De montrer aux enfants d'où vient la nourriture et de leur offrir une façon de mettre la main à la pâte dans l’agriculture, dit-il.

Chez les Patenaude, c’est Eli, 7 ans, qui s’occupe de l’entretien du poulailler.

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