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« On va tenter de se tricoter un été », promet Labeaume

Régis Labeaume prend la parole lors d'un point de presse à l'hôtel de ville de Québec.

Le maire de Québec, Régis Labeaume, lors du point de presse de lundi

Photo : Radio-Canada

La Ville de Québec prend les grands moyens pour être en mesure d’offrir un été décent à ses citoyens dans l’éventualité où les autorités de la santé publique décidaient de desserrer les règles de confinement.

Le maire Régis Labeaume a annoncé lundi une série de mesures destinées à faire oublier, un tant soit peu, l’annulation des festivals et autres grands rassemblements.

Maintien des inscriptions au Programme vacances-été, aménagement de nouvelles places éphémères, achat de milliers de titres numériques pour les bibliothèques, augmentation de la superficie des terrasses : l’administration municipale veut rendre l’été un peu moins ennuyeux.

Nous tentons d’aider la population à vivre cette période de confinement, alors on va tenter de se tricoter un été, indique le maire.

Avec tout ce qui est annulé, un moment donné, il faut tenter de prévoir, parce que ça va être dull.

Une citation de :Régis Labeaume, maire de Québec
La COVID-19 dans la grande région de Québec

Même si le Programme vacances-été a de bonnes chances d’être annulé cette année, la Ville de Québec va de l’avant avec la programmation des activités destinées aux jeunes de 5 à 12 ans.

La programmation représente une dépense de 1,7 million de dollars, une somme qui sera perdue si les activités sont annulées. Régis Labeaume croit que le risque en vaut la peine.

Si nous ne le faisons pas et que les autorités sanitaires permettent [le maintien du programme] nous ne serons pas prêts, explique-t-il.

Jusqu’à 50 places éphémères

La Ville de Québec a également l’intention de doubler le nombre de places éphémères sur son territoire. Elle prévoit octroyer des budgets pour animer ces lieux durant tout l’été.

Une cinquantaine de places éphémères pourraient ainsi voir le jour durant la saison estivale.

Les amateurs de terrasses ne seront pas en reste. Pour permettre aux restaurateurs de souffler un peu, l'administration Labeaume va leur délivrer un permis d’exploitation de terrasse pour un montant de 50 $.

En moyenne, un tel permis coûte 3300 $ pour la saison. La Ville se privera ainsi de revenus de 660 000 $.

La municipalité réfléchit aussi à la possibilité d’augmenter la superficie des terrasses en permettant à leurs propriétaires d’empiéter sur la voie publique. Des artères commerciales pourraient ainsi être transformées en rues piétonnières.

L’objectif est de maintenir la même capacité d’accueil tout en appliquant les règles de distanciation sociale.

La Ville de Québec va enfin investir 100 000 $ pour permettre à son réseau de bibliothèques d’acquérir 5000 nouveaux titres numériques, pour lesquels la demande a considérablement augmenté depuis le début du confinement.

Régis Labeaume a répété à de nombreuses reprises que ses projets dépendent du feu vert des autorités sanitaires. Il refuse toutefois d’exercer de la pression sur le gouvernement Legault et la direction nationale de la santé publique.

On ne pousse pas dans le dos de personne, insiste le maire.

Le coût des mesures annoncées lundi est estimé à 2,8 millions de dollars.

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