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Les émissions de la Fonderie sont aussi un enjeu de santé publique, dit le CREAT

Une rue résidentielle avec les deux cheminées de la fonderie derrière.

Le site de la fonderie Horne, située dans le quartier Noranda.

Photo : Radio-Canada / Émilie Parent-Bouchard

Les enjeux de santé publique que soulèvent la pandémie de la COVID-19 ne doivent pas éclipser les autres menaces qui sont toujours présentent à Rouyn-Noranda, croit le Conseil régional de l’environnement de l’Abitibi-Témiscamingue (CREAT).

L’organisation estime que même si le Québec a été mis en pause, les préoccupations demeurent concernant les émissions polluantes qui s’échappent de la Fonderie Horne. Jacinthe Châteauvert, présidente du CREAT, estime que certaines décisions ne doivent pas être remises à plus tard et demande la poursuite du travail, notamment à l’égard de l’arsenic à Rouyn-Noranda.

On comprend qu’en période de pandémie, la priorité c'est la COVID-19, mais on croit qu'il faut quand même continuer à mettre de la pression pour que les résultats sortent du plan d'action. On ne sait pas ce qu'il y a dans le plan d'action, nous ne l’avons pas vu. Le gouvernement n’est pas revenu là-dessus. On veut que l’analyse continue et avoir des retours de la part du ministère de l'Environnement dans ce dossier, demande Mme Châteauvert.

Le CRÉAT considère que les réponses du comité interministériel chargé d’évaluer le plan d'action et les pistes de solution tardent à être livrées.

Des émissions toujours importantes

Sur la base des lectures accessibles aux stations de lecture du centre-ville de Rouyn-Noranda et de la Montée du Sourire, le CREAT mentionne que les polluants mesurés en continu sont toujours bien présents. Il est ici question du soufre, de particules fines et d’ozone. En ce qui concerne les métaux lourds, comme l’arsenic, cette donnée n’est pas publique. Difficile de conclure s’il y a eu amélioration ou non depuis le confinement.

Le CREAT rappelle aussi que la Fonderie Horne continue ses opérations avec un nombre limité de travailleurs. La présidente Jacinthe Châteauvert s’inquiète de la combinaison entre les émissions de la fonderie et la présence d’un virus qui affecte également les personnes avec une santé déjà vulnérable.

Ce serait difficile d'affirmer l’existence d’une cause à effet, mais on peut se questionner sur cet aspect-là, étant donné qu'il y a plus de cas à Rouyn. On sait qu'il y a eu contamination communautaire à cause d'un rassemblement, mais nous sommes quand même préoccupés parce qu'on sait qu'il y a des émanations, nuance-t-elle.

Selon le CREAT, les personnes qui présentent une santé vulnérable sont doublement à risque avec des émissions atmosphériques polluantes et la propagation de la COVID-19 virulente.

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Abitibi–Témiscamingue

Santé publique