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La pandémie fait le bonheur des animaux en attente d'adoption

Deux chiots ont la tête posée sur une niche de plastique. Derrière eux, quelques autres chiots dorment.

L'éleveuse Gail Groeneveld n'a plus aucun chiot de libre avant l'automne.

Photo : Gracieuseté Gail Groeneveld

Quitte à être enfermé à la maison, mieux vaut avoir une petite boule de poils à côté de soi. Cela semble être l’adage de nombreux Albertains depuis le début de la pandémie, puisque refuges et éleveurs constatent une forte hausse des adoptions.

À la Cochrane & Area Humane Society, même les chats un peu farouches, destinés généralement à vivre dans une grange ou un garage, ont tous été adoptés.

C’est incroyable. Nous avons eu tellement d’adoptions depuis que nous avons dû fermer nos portes au public, s’enthousiasme Lisa Kedian, la responsable des communications du refuge situé au nord-ouest de Calgary.

Des chiens et chats heureux

En un mois, plus d’une centaine d’adoptions ont eu lieu, que le refuge lie directement aux mesures de confinement. Les gens sont à la maison et ont le temps de former un lien avec un nouvel animal de compagnie, explique Mme Kedian.

En plus des adoptions, l’organisme AARCS (Alberta Animal Rescue Crew Society) a également vu une augmentation des demandes pour être famille d’accueil d’un chien, d'un chat et même d'un lapin. La plupart de nos animaux n’ont pas à rester dans le refuge, confirme Nicole Janke, la responsable des événements.

Les besoins du refuge n'ont cependant pas diminué, selon cette dernière. L'organisme reçoit encore beaucoup d'appels pour secourir des animaux.

Gros plan d'un chien en laisse. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Les labradoodles sont en grande demande.

Photo : Gracieuseté Gail Groeneveld

Même son de cloche chez les éleveurs. Même si elle n’a plus aucun chiot disponible pour l'adoption avant l’automne, Gael Groeneveld, du refuge Prairie Doodles, reçoit des demandes tous les jours. 

C’est le point positif de cette pandémie. Les chiens ne savent pas ce qu’est la COVID-19, mais tout à coup, leurs propriétaires sont là toute la journée, ils vont se promener plus souvent. Ils ne savent pas pourquoi, mais ils sont heureux, raconte Mme Groeneveld, qui élève des labradoodles depuis 2004.

Et l’après?

Elle encourage cependant les personnes tentées par l’adoption à prendre leur temps et à s’assurer d’avoir des finances stables. Les labradoodles, par exemple, occasionnent des frais de toilettage assez chers.

Dans quelques années, vous allez oublier la COVID-19, mais votre chien sera toujours là.

Gail Groeneveld, éleveuse à Prairie Doodles

La SPCA de l’Alberta a mis en place un programme d’aide pour nourrir les animaux dans le besoin et éviter les abandons. L’AARCS compte sur son programme de vérification des adoptants potentiels pour s’assurer que les liens formés le resteront pour la vie.

Gros plan de la face d'un chien

Les chiens devront aussi être préparés à l'après-pandémie pour qu'ils ne souffrent pas d'anxiété de la séparation.

Photo : Gracieuseté Gail Groeneveld

Préparer ses animaux

Les animaux devront, eux aussi, être préparés à l’après-confinement, rappelle cependant Mme Janke. Quand tout le monde retournera au travail et à l’école, l’attention portée aux animaux pourrait être diminuée de manière abrupte. Nous avons des discussions avec les clients pour les sensibiliser aux signes de détresse liés à l’anxiété de la séparation, explique Mme Janke.

La Cochrane & Area Humane Society, pour sa part, a mis en place des formations virtuelles notamment sur la socialisation des chiots en période de distanciation sociale. 

Notre dossier COVID-19 : les services ouverts ou fermés dans votre région

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Alberta

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