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Une carte de la pandémie de COVID-19 basée sur les données de Facebook et de Google

Visualisation de la Terre et des infections à la COVID-19 au Canada.

La carte s'appuie notamment sur les réponses apportées par des utilisateurs et utilisatrices de Facebook et Google à des questionnaires en ligne sur les symptômes ressentis.

Photo : covidvisualizer.com

Agence France-Presse

Des scientifiques ont présenté, lundi aux États-Unis, une carte du coronavirus (Nouvelle fenêtre) basée sur des données recueillies sur Facebook et Google, pour mieux surveiller la progression de la pandémie et ainsi faciliter le redémarrage de l'économie.

Cette carte offre des indications en temps réel sur l'activité de la COVID-19 qui n'étaient pas disponibles auparavant, a souligné un communiqué de l'Université Carnegie Mellon, qui gère le projet. Elle s'appuie notamment sur les réponses apportées par des utilisateurs et utilisatrices de Facebook et de Google à des questionnaires en ligne sur les symptômes ressentis.

Déjà accessible aux États-Unis, la carte est en train de s'étendre à d'autres pays avec l'aide de scientifiques de l'Université du Maryland, selon ce qu'a précisé le patron de Facebook, Mark Zuckerberg.

Alors que le monde entier lutte contre la COVID-19 et que des pays sont en train de développer des plans pour rouvrir leurs sociétés, il est essentiel de comprendre clairement comment la maladie se propage, a-t-il écrit dans un message publié sur son compte Facebook et dans le Washington Post.

Grâce à sa communauté regroupant des milliards de personnes dans le monde, Facebook est dans une position unique pour aider les scientifiques et les autorités sanitaires à avoir accès à l'information dont ils ont besoin pour répondre à l'épidémie et pour commencer à prévoir la reprise, a-t-il ajouté.

Un million de questionnaires remplis par semaine

Chaque semaine, environ 1 million de réponses sont reçues de la part des membres de Facebook, tandis que 600 000 autres viennent des utilisateurs et utilisatrices de Google, selon l'équipe de recherche de l'Université Carnegie Mellon.

Facebook propose notamment un questionnaire centré sur les symptômes ressentis comme la fièvre, la toux, des difficultés à respirer ou la perte d'odorat. Les données recueillies sont gérées par les scientifiques et ne sont pas partagées avec le réseau social.

Dans la mesure où la présence de ces symptômes représente des signes avant-coureurs de complications plus graves, ce sondage peut aider à prévoir combien de cas les hôpitaux peuvent s'attendre à recevoir dans les jours suivants et à apporter des indicateurs sur les endroits où l'épidémie se propage rapidement et ceux où la courbe des nouvelles infections se stabilise, a souligné M. Zuckerberg.

Des données anonymisées

L'équipe de recherche de l'Université Carnegie Mellon s'appuie également sur des données anonymisées en provenance de Google et d'autres partenaires sur les symptômes ressentis ainsi que sur les recherches effectuées par les internautes.

Cela leur permettra de surveiller l'évolution [des cas] au fil du temps et donc d'anticiper l'activité de la COVID-19 plusieurs semaines à l'avance, affirme-t-on dans le communiqué de l'université.

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