•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

COVID-19 : les coûts pourraient augmenter sur les chantiers de construction en Outaouais

Un travailleur de la construction marche sur un plancher en bois à l'extérieur.

Un travailleur de la construction sur un chantier à Gatineau, le lundi 20 avril 2020.

Photo : Radio-Canada / Emilien Juteau

Les nouvelles normes d’hygiène contre la COVID-19 vont engendrer d’importants coûts pour les entrepreneurs en construction résidentielle, qui reprennent leurs activités lundi. Et selon l’Association des professionnels de la construction et de l’habitation du Québec (APCHQ) de la région de l’Outaouais, les nouveaux clients devront payer une partie de la facture.

Ils ont arrêté quatre semaines la construction, ça va peut-être représenter six semaines de retard sur les chantiers, mais aussi il y aura des retards dans la chaîne d'approvisionnement et d’autres retards dans la gestion des travailleurs qui peuvent travailler en même temps sur un même chantier, explique Nicolas Bisson, de l’APCHQ de la région de l’Outaouais.

Éventuellement, les coûts de construction vont être plus élevés, c’est évident. Une partie doit être absorbée par les clients malheureusement.

Nicolas Bisson, APCHQ de la région de l’Outaouais

Les travailleurs de la construction du Québec ont quitté les chantiers le 24 mars. En date de lundi, seuls les projets du secteur résidentiel qui doivent être livrés d'ici le 31 juillet ont pu reprendre.

Portrait de l'homme devant le bureau de l'APCHQ.

Nicolas Brisson, directeur aux affaires publiques de l'Association des professionnels de la construction et de l’habitation du Québec (APCHQ) de la région de l’Outaouais

Photo : Radio-Canada / Jean-François Poudrier

Les travailleurs devront suivre des directives de la Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) pour respecter la distanciation sociale et les règles sanitaires. Avant même d’avoir accès aux chantiers, ils devront déclarer leur état de santé et répondre à des questions en lien avec la COVID-19.

Le lavage des mains sera obligatoire avant de commencer le travail, et de nouvelles stations de lavage ont été installées sur les chantiers pour faciliter le lavage des mains. Il faudra aussi désinfecter régulièrement les nombreux outils.

M. Bisson croit que l’impact de ces mesures se fera sentir de tous les côtés. Les entrepreneurs, les travailleurs, les clients, tout le monde va en souffrir. Nous, ce qu’on demande à nos membres : "Parlez à vos clients, si vous envisagez des retards, il faut les informer et ensuite voir comment ils peuvent se relocaliser temporairement", explique-t-il.

Des travailleurs manipulent de gros morceaux de bois sur un chantier.

Certains chantiers de construction peuvent reprendre leurs activités au Québec.

Photo : Radio-Canada / Emilien Juteau

Du travail pour tout le monde?

Même si le nombre de travailleurs devra être limité, l'APCHQ ne croit pas que cela aura un impact sur la main-d'oeuvre.

Pour l'instant, on ne pense pas que des travailleurs ne pourront pas retourner au travail en raison de la limitation du nombre de personnes sur les chantiers pour appliquer la règle de deux mètres de distance. Il faut se rappeler qu'il y avait une pénurie de main-d'oeuvre dans la construction, conclut M. Bisson.

L’APCHQ de l’Outaouais représente 1300 entrepreneurs en construction et 15 700 travailleurs dans la région.

Des tracteurs déplacent des piles de bois sur un chantier.

Les activités ont repris sur ce chantier de construction de Gatineau, photographié le 20 avril 2020.

Photo : Radio-Canada / Emilien Juteau

Des dizaines de milliers d'habitations au Québec

Pour l’ensemble du Québec, entre 20 000 et 25 000 habitations résidentielles neuves doivent être achevées d’ici le 31 juillet, selon l’Association de la construction du Québec (ACQ).

Le porte-parole du regroupement, Guillaume Houle, affirme que ses membres veulent livrer [les logements] dans les meilleurs délais. [...] La priorité, c’est la santé des gens qui vont sur le chantier, il faut respecter le guide de la santé avant tout.

M. Houle n’a cependant pas été capable de dire combien les mesures sanitaires coûteront aux entrepreneurs québécois. L’ACQ n’est aussi pas en mesure de chiffrer exactement les délais, puisque chaque chantier occasionne des défis différents.

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !