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La suspension de la cote R déçoit l'Association des collèges privés

La professeure est debout au milieu d'une rangée de bureaux.

Une professeure s'adresse à des étudiants dans une classe d'un cégep.

Photo : Radio-Canada / Benoit Jobin

L'Association des collèges privés du Québec est déçue que les notes de la session d'hiver ne fassent pas partie du calcul de la cote R.

Ce que j’entends beaucoup, ce sont des appels d’étudiants démotivés, déçus, inquiets. Ça leur enlève la chance de démontrer leurs compétences, affirme le président de l’Association, Christian Corno.

M. Corno réagissait à l'annonce faite lundi matin par le ministre de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, Jean-François Roberge, qui a confirmé les informations obtenues par Radio-Canada.

La cote R sert à évaluer le rendement des étudiants des cégeps en vue de leur entrée à l'université. L’accès aux programmes les plus contingentés est réservé à ceux ayant la cote R la plus élevée.

Le ministre Roberge affirme que la suspension de la cote R durant la session d’hiver est la solution la plus équitable pour tous.

L'évolution de la situation sanitaire au Québec entraîne de trop grandes disparités d'enseignement entre les étudiants, les différents collèges et les régions, ce qui rend de facto inopérant ce calcul qui repose sur l'hypothèse de mêmes conditions d'enseignement pour tous, souligne le ministre.

Deux cotes R réclamées

L'Association des collèges privés du Québec aurait préféré qu'on calcule une cote R avec les résultats de la session d'hiver et une autre sans ces résultats. La meilleure des deux aurait été conservée.

Christian Corno croit que le ministre de l'Éducation et de l’Enseignement supérieur fait fi des efforts fournis par certains étudiants durant le confinement.

Il y a un bon nombre d’étudiants, dans les réseaux privé et public, qui réussissent par leurs efforts à mieux performer. Je trouve qu’on les oublie en décidant d’abolir la cote R de l’hiver, affirme-t-il.

Gros plan de Jean-François Roberge

Le ministre de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, Jean-François Roberge

Photo : Radio-Canada / Sylvain Roy Roussel

Je suis conscient que des étudiants qui ont eu accès à des conditions d'enseignement optimales pourront être déçus de cette décision. Malheureusement, tous n'ont pas eu cette chance. Un maintien même partiel de la cote R aurait largement et injustement désavantagé ces derniers, par exemple pour l'admission dans des programmes universitaires contingentés, répond Jean-François Roberge.

Confusion

Plusieurs étudiants réclamaient effectivement le calcul de deux cotes R, alors que pour la Fédération des cégeps, la solution préconisée par le ministre est la plus équitable dans le contexte de la pandémie.

L’Association des collèges privés soutient également que la suspension de la cote R sème la confusion chez les étudiants de première année concernant l’utilisation qui sera faite de leurs résultats scolaires de l’hiver par les universités.

Christian Corno demande des clarifications.

S’il n’y a pas de cote R, il y a quand même des résultats chiffrés qui vont apparaître sur le bulletin de beaucoup d’étudiants. Comment vont-ils être pris en compte par les universités lors de leur demande d’admission? On n’a pas d’écho là-dessus, mentionne-t-il.

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