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COVID-19 : les ambulanciers ruraux du Manitoba se disent mal équipés

Bob Moroz

Bob Moroz est président de l'Association des travailleurs de la santé du Manitoba (ATSM).

Photo : Radio-Canada / Jaison Empson

Radio-Canada

L'Association des travailleurs de la santé du Manitoba (ATSM) tire la sonnette d'alarme et affirme que les ambulanciers en région sont moins bien équipés que leurs homologues urbains, les mettant ainsi plus à risque de contracter la COVID-19.

Les équipements de protection individuelle (ÉPI) que reçoivent les ambulanciers au rural sont « de mauvaise qualité, mal ajustés ou bien tout simplement insuffisants », selon le président de l’ATSM, Bob Moroz 

Des personnes sont continuellement mises en danger parce qu’elles ne disposent pas d’un équipement adéquat.

Bob Moroz, président de l'ATSM

Par conséquent, dit-il, certains premiers répondants ont récemment pris la décision de s'équiper eux-mêmes de leurs propres masques N95 homologués et les ont adaptés correctement à leur visage.

Or, la province avertit que ces intervenants de première ligne pourraient faire face à des mesures disciplinaires s'ils utilisent des équipements de protection qui n'ont pas été distribués par les services d'intervention d'urgence.

Tout équipement qui n’a pas été distribué par les services d’interventions d’urgence n’est pas approuvé pour utilisation en milieu de travail, car il augmente potentiellement le risque d’exposition, tant de la population que des autres employés.

Note de service envoyée mardi par Soins communs Manitoba

Les membres du personnel qui continuent à utiliser un ÉPI non approuvé seront retirés du lieu de travail et peuvent être soumis à des sanctions disciplinaires.

Bob Moroz dit ne pas comprendre pourquoi la province voudrait empêcher les travailleurs de la santé de faire ce qu’ils peuvent pour assurer leur sécurité.

Je comprends que Soins communs ne veut pas que les gens utilisent n’importe quoi qu’ils trouvent dans leur voiture ou dans leur garage, mais on parle ici d’un équipement qui est approuvé et utilisé à Winnipeg, est bien ajusté et convient à la tâche, raisonne le président du syndicat.

Outre les masques, certaines visières de protection envoyées par le gouvernement ne sont pas adaptées aux opérations de terrain plus intenses des ambulanciers, soutient M. Moroz, et les jaquettes d’hôpital sont tout simplement trop petites pour les gens qui mesurent plus de [177 cm].

Le représentant de l’ATSM demande à ce que la province trouve un moyen d’approuver l’équipement acheté par les employés d’autres sources, au lieu de punir ceux qui s’en servent.

De nouveaux fournisseurs

De son côté, l’infirmière en chef de Soins communs, Lanette Siragusa, affirme ne pas avoir eu de rapport concernant une pénurie importante de matériel en région.

Elle dit que la province priorise les premiers répondants et est en train de travailler avec de nouveaux fournisseurs pour obtenir plus d’équipement.

Le syndicat avance, quant à lui, qu'il y a une rupture entre les autorités de la santé provinciales et les travailleurs de première ligne, tout en soulignant qu'il existe des standards différents pour les ambulanciers en région.

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