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L’embauche en temps de COVID-19, un grand défi pour les employeurs

Un homme pointe une offre d'emploi de soudeur sur une feuille de papier.

Une offre d'emploi pour pourvoir un poste de soudeur

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Mageau

Déjà face à une pénurie de main-d’œuvre, des employeurs de l'Est-du-Québec ont plus que jamais de la difficulté à pourvoir leurs postes. La pandémie de COVID-19 complique les embauches.

Le fait que des employés qualifiés soient sur le chômage et que de nombreuses activités soient en suspens fait du recrutement un vrai casse-tête.

Sur la Côte-Nord, la banque de candidatures du Carrefour jeunesse emploi Duplessis est vide. La plupart de ceux qui y étaient inscrits ont déjà trouvé un emploi.

Il est difficile en ce moment de garnir cette banque de candidatures. Ceux qui ont perdu leur emploi à cause des mesures mises en place pour limiter la propagation de la COVID-19 sont souvent craintifs d’aller travailler dans les services essentiels, là où la demande est criante.

Fermeture des régions

De plus, le recrutement d'employés qui proviennent de l'extérieur est compliqué par le contrôle des déplacements entre les régions, affirme la directrice générale du Carrefour jeunesse emploi de Duplessis, Nadia Richard.

Des voitures arrêtées et un policier sur la route 132.

Barrage routier sur la route 132 à Sainte-Anne-de-la-Pocatière (archives)

Photo : Radio-Canada / Samuel Ranger

Avec notre service Place aux jeunes, on va chercher des gens de l’extérieur de la région pour pourvoir les postes plus difficiles avec des formations plus spécialisées. Mais là, tout est mis sur la glace parce qu’on ne peut pas voyager entre les régions.

De son côté, l’agent de migration pour Place aux jeunes au Bas-Saint-Laurent, Martin Poirier, précise que son organisme peut justement accompagner, dans ce contexte, les gens qui doivent venir s’installer la région pour un nouvel emploi.

J’ai des profils qui doivent traverser des contrôles routiers. Il faut aller chercher l’information juste pour s’assurer qu’ils ne se fassent pas retourner aux points de contrôle.

Après des discussions avec la Sûreté du Québec, Martin Poirier a appris que les personnes qui ont un bail de location ou une preuve d’embauche avec une date fixe peuvent traverser les points de contrôle entre des régions. Ils devront toutefois respecter la quarantaine de 14 jours une fois arrivés à destination.

Moins de recherches d'emploi

Le directeur général du Carrefour jeunesse emploi Avignon-Bonaventure, Ronald Ménard, remarque aussi que moins de personnes entre 18 et 35 ans font appel aux organismes d’aide en recherche d’emploi. Il estime que le nombre de demandes a baissé de 40 % depuis le début de la pandémie.

Une personne consulte les petites annonces d'un journal, à la recherche d'un emploi.

Les Carrefours jeunesse emploi prévoient être très occupés lorsque les employeurs reprendront leurs activités.

Photo : iStock

Ronald Ménard précise que les intervenants sont toutefois occupés pendant la pandémie de COVID-19, même si les demandes sont moins nombreuses.

Les demandes qu’on reçoit sont plus intenses. Les gens sont en situation d’inconnu, d’anxiété et de questionnement.

Ronald Ménard, dg du Carrefour jeunesse emploi Avignon-Bonaventure

Les Carrefours jeunesses emploi ont aussi dû annuler l’ensemble de leurs activités de groupe et leurs événements, mais ils continuent d’accompagner les personnes en recherche d’emploi ainsi que les employeurs, à distance.

L’après-pandémie

Selon Nadia Richard, du Carrefour jeunesse emploi Duplessis, des employeurs se mettent déjà en action pour l’après-pandémie. Des entreprises font des entrevues à distance pour pourvoir des postes et être prêtes à reprendre leurs opérations une fois le confinement terminé.

Des kayaks et des pédalo sur la plage.

Le centre de plein air du lac des Rapides

Photo : Tourisme Sept-Îles

Les employeurs du secteur touristique et les entreprises saisonnières font face à des défis particuliers. L’industrie ne sait toujours pas s’il y aura une saison ou non.

Certains employeurs, comme Tourisme Sept-Îles, ont malgré tout commencé à trouver des employés en prévision d’une possible relance, indique la directrice générale de Tourisme Sept-Îles, Marie-Ève Cyr.

On travaille différents scénarios. On travaille différentes façons de voir. On attend de voir ce qu’il va se passer au courant des prochaines semaines.

Marie-Ève Cyr, directrice générale de Tourisme Sept-Îles

D’ailleurs, les Carrefours jeunesse emploi prévoient être très occupés lorsque les employeurs reprendront leurs activités.

Avec les informations de Marie Kirouac-Poirier

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