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La tour du CN, dans le brouillard, entre deux immeubles à condos.

1,9 million de ménages canadiens vivaient en condo au moment du dernier recensement de Statistique Canada, en 2016.

Photo : La Presse canadienne / Cole Burston

Moins d'expulsions, moins d'immigration et d'étudiants‚ la pandémie de la COVID-19 a des impacts dans tous les secteurs, et aussi sur le marché immobilier. Selon un tout récent rapport, le prix des locations a baissé dans la Ville Reine et il y a aussi plus de logements disponibles.

Un simple coup d’œil sur les sites de locations en ligne suffit pour voir déjà des baisses de prix vertigineuses dans la métropole. Nous avons observé le prix d'un appartement dont le loyer a baissé de 450 $.

Ce n'est pas le seul.

Selon un rapport national sur les loyers du consultant immobilier Bullpen Research & Consulting et du site web de location Rentals.ca, les premiers effets de la pandémie ont commencé à se faire sentir depuis la mi-mars. Le rapport a été publié mercredi.

Le loyer moyen à Toronto a diminué de 1,2 % entre février et mars.

Si on compare mars 2019 à mars 2020, le prix de location d'un appartement d'une chambre a baissé de 2,2 %.

Les appartements en copropriété ont aussi enregistré une diminution de 4,1 % au cours de la même période.

L'agent immobilier Sunny Singh affirme n'avoir jamais vu ça dans sa carrière. Il dit remarquer des baisses de loyer de 100 à 250 dollars.

Que ce soient des studios, des appartements d'une chambre ou deux, tout le marché locatif a pris un coup, dit-il.

Il y a présentement quelque 500 appartements d'une chambre disponibles au centre-ville, et près de la moitié ont baissé de prix au cours des deux dernières semaines, selon M. Singh.

Il y a de l'offre, et encore plus de logements meublés, mais la demande a fortement baissé, ajoute-t-il.

Sunny Singh, agent immobilier à Toronto

Sunny Singh, agent immobilier à Toronto

Photo : Photo remise par Sunny Singh

Des studios qui se louaient entre 1900 et 2000 $ se trouvent maintenant à 1700 $ et certains restent sur le marché pendant 40 jours.

Sunny Singh, agent immobilier

Entre les visites et les déménagements remis à plus tard, les expulsions interdites, mais aussi la baisse du nombre de nouveaux arrivants, les locataires ont plus d'options.

Les propriétaires sont plus ouverts à faire signer un bail mensuel ou à ne pas faire payer le dernier mois d'avance, dit-il.

Photo d'annonces sur le site d'Airbnb

Propriétés à louer à Toronto sur le site d'Airbnb.

Photo : Site d'Airbnb

Des Airbnb qui passent en location longue durée

Les locations à court terme comme sur Airbnb sont interdites pendant la pandémie dans la province, alors certains ont reconverti leurs biens en locations longue durée.

Le consultant immobilier Sagar Sharma rappelle toutefois que les récentes restrictions municipales qui ont été mises en place ont aussi porté un coup dans l'aile aux locations Airbnb avant la COVID-19.

Une femme avec un masque passe à distance d'un banc public sur lequel est assis une autre femme qui regarde la ville de Toronto.

Le temps chaud qui régnait à Toronto le 2 avril 2020 a attiré les gens à l'extérieur malgré les avertissements du premier ministre, qui demandait de rester à la maison afin d'empêcher la propagation de la COVID-19.

Photo : Radio-Canada / Evan Tsuyoshi Mitsui

Selon lui, certains pourraient d'ailleurs envisager une conversion en location long terme après la crise.

Les nouvelles règles imposant un permis et la location de résidences principales uniquement entrent en vigueur dès le mois de mai dans la Ville Reine.

En revanche, pour ce qui est des loyers en baisse, M. Sharma espère modérer les attentes des gens à la recherche d'un logement.

Les prix vont augmenter de nouveau après la crise, il ne faut pas se faire d'illusion. On va retourner aux sommets d'avant et cela va continuer à augmenter.

Sagar Sharma, consultant immobilier

Impact sur le marché locatif du pays

En attendant, l'impact sur les loyers se remarque à l'échelle du pays. Entre février et mars, l'augmentation a été minime, de 1 % seulement.

Selon le rapport, les loyers pourraient chuter jusqu'à 20 % au Canada avec toutes les mesures d'urgence mises en place.

Les auteurs du rapport rappellent toutefois qu'il est encore trop tôt pour prédire tout l'impact qu'aura la pandémie sur le marché locatif au pays.

Notre dossier : La COVID-19 en Ontario

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