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Manifestations encouragées par Trump et début de déconfinement dans certains États

Des manifestants portant un foulard ou un chapeau à l'effigie du drapeau américain, un t-shirt du président Trump ou un sac de papier sur la tête manifestent.

Des Texans se sont rassemblés devant l'édifice de leur Parlement à Austin pour protester contre les règles de confinement en vigueur à cause du coronavirus.

Photo : Getty Images / Sergio Flores

Radio-Canada

L’invitation lancée vendredi sur Twitter par le président américain à braver les règles de confinement, au moment même où les États-Unis comptent le plus de cas confirmés de COVID-19 sur la planète et près du quart des morts recensés dans le monde, a laissé bien des observateurs pantois.

À sa série de tweets Libérez le Minnesota!, Libérez le Michigan!, Libérez la Virginie!, il a ajouté une invitation aux Américains à sauver le « formidable deuxième amendement », qui leur garantit le droit de porter des armes. Il est assiégé!, a-t-il tweeté vendredi.

Des centaines de citoyens du New Hampshire, du Maryland et du Texas ont répondu à l’appel, à pied ou en voiture, certains exhibant leurs armes.

Samedi, en point presse, le président Trump a semblé justifier les manifestations, estimant que certains gouverneurs étaient allés trop loin. Selon lui, les démocrates au pouvoir au Minnesota, au Michigan et en Virginie veulent priver les citoyens de leur droit de porter des armes, en votant des lois qui en resserrent le contrôle dans leur État.

Au New Hampshire, les mesures de confinement décrétées par le gouverneur républicain Chris Sununu doivent se poursuivre au moins jusqu’au 4 mai, Environ 400 manifestants – certains cagoulés et armés – se sont rendus à pied ou en voiture dans la capitale, Concord, devant le Parlement.

Quelques hommes cagoulés, armés et portant un gilet pare-balles marchent au centre-ville de Concord.

Certains manifestants devant le Parlement à Concord, au New Hampshire, étaient cagoulés et armés.

Photo : afp via getty images / JOSEPH PREZIOSO

Cet État de Nouvelle-Angleterre est relativement épargné jusqu’à maintenant avec 1287 cas confirmés et 37 personnes mortes des suites de la COVID-19 pour une population de 1,3 million d’habitants.

De nombreux manifestants, près les uns des autres, protestent contre les règles de confinement.

Des centaines de Néo-Hampshirois ont manifesté pour réclamer la « réouverture » de leur État.

Photo : afp via getty images / JOSEPH PREZIOSO

Les gens sont tout à fait prêts à faire ce qu'il faut, mais les chiffres ne justifient pas les mesures de confinement draconiennes que nous avons dans le New Hampshire, a indiqué à l'AFP Skip Murphy, 63 ans. M. Murphy a voté pour Donald Trump.

À Annapolis, au Maryland, environ 200 manifestants ont défilé dans leur véhicule. On pouvait lire sur les pancartes « La pauvreté tue aussi », « je n'obéirai pas à des décrets illégaux ».

Un policier portant un masque échange avec un manifestant anticonfinement dans sa camionnette où il a écrit « Ce masque qu'on vous fait porter symbolise la perte de votre liberté de parole. Le gouvernement est la seule entreprise non essentielle. »

À Annapolis au Maryland, un manifestant en camionnette fait circuler le message : « Ce masque qu'on vous fait porter symbolise la perte de votre liberté de parole. Le gouvernement est la seule entreprise non essentielle. »

Photo : afp via getty images / SAUL LOEB

À Austin, capitale du Texas, le deuxième État le plus peuplé, environ 250 manifestants munis de pancartes ont dénoncé la mise à l'arrêt de toutes les activités non « essentielles », qui a fait exploser le nombre de chômeurs et fait perdre à beaucoup tout revenu.

Owen Shroyer, présentateur du site proche de l'extrême droite Infowars, avait appelé ces derniers jours à participer à cette manifestation, avant de voir son compte Twitter suspendu vendredi.

Des manifestations contre les mesures de restrictions se sont aussi déroulées au cours des derniers jours, entre autres au Michigan, en Ohio, en Caroline du Nord et au Kentucky, et d'autres sont prévues au Colorado dimanche et au Wisconsin vendredi prochain.

Réouverture partielle dans certains États

En point de presse samedi après-midi, Donald Trump a déclaré que trois États – deux républicains et un démocrate – allaient amorcer la semaine prochaine la levée de certaines restrictions. Certains États qui ne sont pas aussi touchés que d’autres pourront ainsi reprendre des activités plus tôt.

Dès lundi, certaines entreprises des États du Texas et du Vermont seront autorisées à rouvrir, tout en respectant les règles de distanciation physique. Au Montana, certaines restrictions seront levées à compter de vendredi.

Les États de l’Ohio, du Dakota du Nord et de l’Idaho ont pour leur part averti les entreprises « non essentielles » de se préparer à une réouverture progressive pour le 1er mai.

Donald Trump en conférence de presse à la Maison-Blanche.

Le dépistage s’est grandement amélioré aux États-Unis, affirme le président américain Donald Trump.

Photo : The Associated Press / Patrick Semansky

Nous continuons de voir plusieurs signes positifs montrant que le virus a franchi son pic.

Une citation de :Donald Trump, président des États-Unis

Donald Trump a aussi mentionné à plusieurs reprises que le dépistage s’est grandement amélioré et que les États-Unis sont vus comme un modèle par d’autres pays, sans fournir de détail concret à ce sujet.

Pas de déconfinement précoce pour l'État de New York

Le gouverneur de l'État de New York, Andrew Cuomo, a estimé samedi que certains États, moins affectés, pouvaient légitimement commencer à relâcher les restrictions, mais le scénario ne s'applique pas à son État, d'après lui.

Les chiffres dictent les stratégies, a indiqué le gouverneur démocrate.

L'État de New York demeure le plus touché par la pandémie avec près du tiers des cas confirmés du pays, même si le nombre de morts en 24 heures est de moins de 550 pour la première fois en deux semaines, et que le nombre d'hospitalisations continue de diminuer. Jeudi, l'ordre de confinement a été prolongé jusqu'à la mi-mai.

Le gouverneur a dénoncé l'attitude du président Trump et celle de certains responsables républicains qui critiquent le confinement ordonné par les gouverneurs démocrates.

Le confinement est émotionnellement difficile, et économiquement désastreux, a-t-il souligné. Mais comment la situation peut-elle empirer, et empirer rapidement? Si vous politisez toute cette émotion. Nous ne pouvons pas nous le permettre, a-t-il martelé.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Associated Press

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