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Des groupes prônent une aide fédérale aux locataires pour éviter des expulsions

Une rangée de façades en briques orange donnant sur un long trottoir.

Une rangée de logements à Montréal.

Photo : iStock

La Presse canadienne

Le gouvernement fédéral devrait envisager une aide au loyer pour les locataires les plus vulnérables, sinon la situation entourant la COVID-19 pourrait créer une nouvelle vague de sans-abris au pays, ont affirmé vendredi des intervenants à des députés fédéraux.

Le premier ministre Justin Trudeau a annoncé cette semaine que le gouvernement fédéral travaillerait avec les provinces et les territoires sur un programme qui aiderait les propriétaires de baux commerciaux à réduire ou à éliminer le loyer pour les petites entreprises jusqu'en juin.

Véronique Laflamme, du Front d'action populaire en réaménagement urbain, a affirmé vendredi au comité des finances de la Chambre des communes qu'Ottawa devrait se pencher sur un allègement similaire pour les particuliers qui pourraient ne pas pouvoir s'acquitter de leur loyer.

Mme Laflamme a soutenu que son organisation recevait beaucoup d'appels de locataires craignant de perdre leur logement.

Ces personnes à très faible revenu ont du mal à payer leur loyer, a-t-elle fait valoir.

Plusieurs endroits au pays se trouvaient déjà au cœur d'une crise du logement et de l'itinérance en raison d'un manque de logements abordables, et désormais, des gens qui attendaient leur prochain chèque de paie pour subvenir à leurs besoins ont perdu des revenus à cause du ralentissement économique, a souligné Mme Laflamme.

Bien que la Prestation canadienne d'urgence de 2000 dollars par mois ait aidé de nombreuses personnes à subvenir à leurs besoins et à payer le loyer, cela reste insuffisant pour d'autres, ont fait valoir d'autres acteurs du milieu.

Nous pouvons anticiper une série d'expulsions en raison des difficultés financières, a dit le président de Centraide Canada, Dan Clement.

Essentiellement, ce que nous devons faire est de nous assurer que les Canadiens puissent conserver leur logement, a-t-il poursuivi.

Cela peut être complexe, selon Cécile Arbaud, directrice générale de l'organisation Dans la rue, qui oeuvre auprès des jeunes sans-abris à Montréal.

Par exemple, la transition pour des jeunes en famille d'accueil se complique dans les circonstances actuelles. Il est pratiquement impossible pour eux de planifier un travail ou un endroit où rester une fois passée la crise de la COVID-19, ce qui les place à risque de se retrouver à la rue.

M. Clement affirme que la pandémie souligne les écarts existants malgré le filet social au Canada, des disparités auxquelles il faudra s'attaquer.

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