•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Ligue canadienne élite de basketball : contrats en poche, saison incertaine

Montage avec deux joueurs de basketball en action pendant un match.

Avant de signer avec les Rattlers, Kemy Osse et Robinson Opong ont respectivement fait leurs classes dans la NCAA et en Ouganda.

Photo : La Presse canadienne et COURTOISIE/ROBINSON OPONG

Dévastatrice, déroutante et déstabilisante. Trois épithètes parmi tant d’autres pour décrire la pandémie de la COVID-19 qui a complètement changé le quotidien de la population mondiale. Les athlètes n’y échappent pas. Les basketteurs de la Ligue canadienne élite de basketball (CEBL) s’entraînent en espérant un dénouement heureux.

C’est le cas de Kemy Ossé et Robinson Opong, deux basketteurs québécois qui se sont récemment entendus avec les Rattlers de la Saskatchewan, les champions en titre de la première saison de la ligue.

Leurs contrats avec les Rattlers sont signés en bonne et due forme, mais rien n’est moins certain que leur arrivée dans les Prairies pour le coup d’envoi de cette saison 2020 qui devait avoir lieu au début du mois de mai, mais a été repoussé au mois de juin.

Conscient que la CEBL est à la merci de la santé publique, les deux gardes s’arment de patience.

C’est dur, mais nous n’avons pas le choix. Actuellement, ce qui importe, c’est la santé, lance Kemy Ossé, un Montréalais qui a été une vedette du programme de l’Université de l'Arkansas à Little Rock.

Un joueur tente d'arracher le ballon à son adversaire.

Kemy Osse entouré de deux joueurs de l'Université d'Iowa State lors d'un match en 2016 (archives).

Photo : Associated Press / David Zalubowski

Robinson Opong souhaite ardemment avoir l’occasion de fouler le parquet de basketball de sa nouvelle formation. J’essaie de ne pas me prendre la tête sur des choses que je ne contrôle pas. J’espère qu’on va tous pouvoir retrouver une vie normale et jouer au basket, dit-il.

Le garde de 30 ans a vu sa dernière saison en Espagne être écourtée. Il était toujours sur la péninsule ibérique lorsque le virus a commencé à y faire son apparition. Il a choisi de rentrer au pays le 14 mars avant que la pandémie prenne de l’ampleur en Espagne. Honnêtement, je l’ai échappé belle, concède-t-il.

Les Rattlers, un match parfait

Plusieurs raisons ont incité Kemy Ossé à apposer son nom au bas d’un contrat le liant à la franchise saskatchewanaise pour sa quatrième saison professionnelle, après un passage de trois saisons dans la Ligue nationale de basketball du Canada, un niveau inférieur à la CEBL. Le garde de 27 ans piaffe d’impatience à l’idée de porter le maillot des Rattlers.

C’est l’équipe qui a gagné le championnat et elle vient d’embaucher l’un des meilleurs entraîneurs que j’ai eu la chance de connaître, Nelson Terroba, comme adjoint. C’était très attirant.

Kemy Ossé, sur sa décision de joindre les Rattlers

Mon style de jeu et le rôle qu’ils voient en moi m’ont aussi convaincu de signer en Saskatchewan, raconte celui qui se décrit comme un garde agressif défensivement, aussi habile pour repérer ses coéquipiers pour que ceux-ci insèrent le ballon dans le panier.

Robinson Opong a été séduit sensiblement pour les mêmes raisons.Quand tu as la chance de joindre une organisation professionnelle et ambitieuse, avec une culture gagnante, tu la prends. Toutes ces composantes font en sorte que tu risques de passer une belle saison, mentionne-t-il.

Robinson Opong assis devant un casier avec un ballon dans les mains.

Robinson Opong dans le vestiaire de son ancienne équipe de basketball scolaire, à l'école secondaire Jean-de-Brébeuf.

Photo : Radio-Canada / Jean-Philippe Martin

Devenir un meilleur homme en isolement

En attendant d’être invité à monter dans un avion les amenant à Saskatoon, les deux basketteurs québécois sont en isolement dans la ville où ils ont grandi.

Kemy Ossé est à Montréal avec l’une de ses soeurs tandis que Robinson Opong est à Québec avec ses parents et son frère.

Comme tout athlète professionnel, ils tentent de s’entraîner du mieux qu’ils peuvent pour garder la forme.

Je tente de tirer profit de la situation. Je fais plus de cardio à grande intensité et j’essaie d’améliorer mon endurance physique.

Robinson Opong, garde des Rattlers

Étant donné que Kemy Ossé ne peut plus mettre les pieds dans le gymnase, il en profite pour plonger son nez dans les livres, chose qu’il ne fait habituellement jamais, avoue-t-il. « Je lis présentement Outliers, de Malcolm Gladwell, un livre qui explique ce qui différencie les meilleurs du reste de la population, et ce qu’ils font pour se distinguer », dit-il.

Je veux profiter de tout ce temps pour grandir en tant qu’homme.

Kemy Ossé, garde des Rattlers

Robinson Opong a pris la même initiative, prenant le temps de lire sur divers sujets n’ayant aucun lien avec le basketball, dont les finances.

Il a aussi développé l’habitude de communiquer plus régulièrement avec ses proches. J’ai des amis qui vivent l’isolement dans la solitude. Je prends le temps de m’informer de leur situation. Ce n’est pas tout le monde qui a la chance d’être bien entouré comme moi, souligne-t-il.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Saskatchewan

Basketball