•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Sherbrooke changera son zonage pour réglementer l’implantation d’entreprises numériques

Une façade de l'entreprise Bitfarms, à Sherbrooke.

Un mur composé notamment de mousse qui absorbe le son a été construit par Bitfarms près de la sortie d'air des ventilateurs.

Photo : Radio-Canada / Philippe Grenier

Radio-Canada

La Ville de Sherbrooke changera son zonage pour mieux réglementer et encadrer l’implantation d’entreprises numériques, comme Bitfarms, sur son territoire, l’automne prochain. C’est ce qui a été annoncé lors d’une séance d’information virtuelle présentée jeudi soir.

La modification du règlement de zonage se fera en trois temps et s’échelonnera sur quatre mois, de mai à septembre. La première phase consistera notamment à réduire le nombre de zones permises pour ce type d’entreprises, qui passeront de 37 à 2 sur le territoire de la Ville.

Actuellement, Sherbrooke pouvait compter tout près de 37 zones dans lesquelles on pouvait avoir un groupe d’usages qui pouvait inclure ce type d’entreprise, explique Yves Tremblay, directeur du Service de la planification et de la gestion du territoire à la Ville de Sherbrooke.

Les entreprises du type de Bitfarms ne pourront alors être implantées que sur ces deux territoires. S’il y en a sur des sites existants, [elles] vont automatiquement tomber sous l’égide des droits acquis, nuance M. Tremblay.

Dans un deuxième temps, la Ville créera le nouveau règlement sur les usages conditionnels. C’est l’étape la plus importante, selon Yves Tremblay.

Ça nous permettra d’émettre des conditions supplémentaires qu’on n’est pas en mesure d’avoir dans un règlement classique de zonage.

Une citation de :Yves Tremblay, directeur du Service de la planification et de la gestion du territoire à la Ville de Sherbrooke

Ces conditions seront imposées à des entreprises comme Bitfarms.

Dans un dernier temps, la Ville éliminera dans son règlement toutes les zones autorisant l'usage de centres de données numériques. Cette dernière étape permettra à la Ville de gérer l’ensemble des activités [numériques] pour pouvoir leur imposer des règles supplémentaires.

Bitfarms devra se conformer d'ici le 19 mai

Toutes ces nouvelles mesures auront comme objectif de bien encadrer le développement de ce type d’entreprises, explique la Ville, alors que la problématique du bruit émanant des installations de Bitfarms suscite la grogne dans le voisinage de son usine, située rue de la Pointe.

Bitfarms a d’ailleurs jusqu’au 19 mai prochain pour effectuer des travaux afin de réduire le bruit provenant de sa propriété. Cet échéancier pourrait néanmoins être sujet à changement avec la crise de la COVID-19 qui sévit actuellement et puisque le décret ministériel émis par Québec, le 25 mars dernier, interdit la tenue de travaux de construction pour contenir les bruits.

Du côté de la Ville, tout comme chez Bitfarms, on assure que la communication est très bonne. Marie-France Delage, directrice générale adjointe en développement et partenariat à la Ville de Sherbrooke, fait savoir que les deux parties se parlent plus d’une fois par semaine. Elle souhaite par ailleurs que le délai durant lequel Bitfarms devra installer de nouvelles mesures coupe-son soit le plus court possible.

Des travaux qui nécessiteront plusieurs semaines

Selon Marc Duchesne, directeur des communications chez Bitfarms, l’entreprise est sur le point de terminer la planification de travaux qui nécessiteront plusieurs semaines. Malgré la situation actuelle, on continue à se préparer en amont pour qu’on puisse débuter dès que la construction est à nouveau autorisée, fait-il savoir.

Ce dernier explique que les travaux en question sont complémentaires à ceux qui ont été réalisés en décembre. On va allonger le mur acoustique qui a été installé directement devant l’usine vers le haut, parallèlement à la rue de la Pointe, où donne la sortie d’air de l’usine. On va également installer un deuxième mur, directement à côté pour camoufler le son émis par l’entrée d’air, poursuit-il.

L’entreprise a par ailleurs embauché une firme externe pour effectuer des mesures acoustiques sur son terrain et dans les alentours. D’après Marc Duchesne, le mur acoustique extérieur installé l’an dernier s'avérerait efficace. Ce mur coupe environ 13 décibels du son produit par les ventilateurs, explique-t-il. Des ventilateurs qui représentent la principale source sonore de l’usine Bitfarms vers la rue Raimbault et le parc Lucien-Blanchard.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !