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Un nouvel engouement pour le jardinage en Abitibi-Témiscamingue

Une serre rempli de plants au sol et de pots de fleurs pendus au plafond.

Une serre au Centre du Jardin Pelletier à Rouyn-Noranda.

Photo : Radio-Canada / Emily Blais

Prenez note que cet article publié en 2020 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Derrière les portes closes des centres jardin, les plants poussent depuis quelques semaines. Depuis l’annonce du gouvernement qui permet la réouverture de ces entreprises, c’est une course contre la montre pour adapter les lieux afin de protéger les employés et les clients.

La propriétaire de Serlivard à Val-d’Or affirme adapter l’intérieur de son commerce comme l’ont fait les épiceries et les pharmacies avec l’installation de plexiglas et de fiches informatives pour les clients.

Le Purell, c’est en rupture de stock partout. J’ai réussi à en trouver, mais on ne parle pas de petites bouteilles de 200 ml. On parle de 4 litres et de 20 litres. On parle aussi de savon. Les gens vont devoir se laver les mains avant d'entrer dans les serres. Juste essayer de trouver ça, ce n’est pas évident, affirme Linda Laliberté.

Elle a remarqué un nouvel engouement pour le jardinage cette année. Les gens n’arrêtent pas de nous appeler et de nous écrire, il n’en manquera pas des légumes! Tout le monde veut avoir des plants, mais c’est trop tôt, dit-elle en riant. Ces plants sont normalement à vendre vers la fête des Mères.

Au Centre Jardin Lac Pelletier à Rouyn-Noranda, les serres avec les végétaux ouvriront le 4 mai. Habituellement, c’est à cette date-là qu’on ouvre officiellement aux clients pour tous les végétaux, affirme la propriétaire, Suzie Ethier. Les clients peuvent toutefois se déplacer pour acheter d’autres produits comme de l’engrais et des semences.

Dès le début du confinement, on avait beaucoup de questions par rapport aux semences, aux terreaux, plusieurs questions de gens qui se font un jardin pour une première fois. On sent vraiment qu’il y a un intérêt très grand pour le jardinage en ce moment, remarque Suzie Ethier.

Des trucs à retenir avant de commencer

  • Qu’est-ce qu’on a le goût de manger? « Ça a l’air drôle comme question, mais c’est vraiment la plus importante. C’est de cultiver des légumes ou des fruits qu’on sait qu’on va avoir le goût de manger », souligne Suzie Ethier.

  • En plein sol ou dans des contenants, selon l’espace.

  • Une serre? « C’est surtout pour étirer la période estivale, cultiver plus longtemps et commencer plus tôt. C’est aussi pour augmenter la chaleur pour les plants. Il y a certains légumes qui préfèrent la chaleur comme les poivrons, les tomates, les aubergines et les concombres. Ce sont des légumes qui sont plus faciles à faire pousser en serre, mais ils se cultivent aussi à l’extérieur. Les deux se font », répond Suzie Ethier.  

  • Planter en petites quantités. « Il ne faut pas partir trop grand, ça peut être fait à plus petite échelle, mais de bien s’en occuper », dit Linda Laliberté.

  • S’informer sur les produits de terre et d’engrais. « La terre c’est la base. Souvent, les gens disent vouloir juste de la terre noire, mais la terre noire ne sert à rien. On est mieux d’investir plus dans la base et avoir un bon résultat. Le compost et les engrais, c’est ce qui va donner un beau plan et beaucoup de légumes et de fruits », affirme-t-elle.

  • Bien arroser. « Les journées où il fait plus chaud ou qu’il vente beaucoup, c’est comme nous, les plantes transpirent, alors il faut arroser. Dans des bacs ou dans des pots, si on a une bonne terre, on aura une certaine humidité gardée au niveau du sol. Si on a un bon sol, [arroser] une fois par jour normalement c’est suffisant », décrit la propriétaire de Serlivard.

Essais et erreurs

C’est à force d’en faire qu’on finit par découvrir ce qui est plus facile et plus difficile. En fonction du sol qu’on a, de l’espace et de la luminosité qu’on a, il y a tellement de facteurs qui entrent en jeu, il faut être indulgent, souligne la propriétaire du Centre Jardin Lac Pelletier.

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