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COVID-19 : manque à gagner de 3,6 M$ par mois à la STO

Des autobus en file près d'un arrêt de bus à Gatineau.

Autobus de la STO et des usagers.

Photo : Radio-Canada / Jonathan Dupaul

La Société de transport de l'Outaouais (STO) constate un manque à gagner de l'ordre de 3,6 millions de dollars par mois depuis le début de la crise liée à la pandémie de COVID-19.

La STO a partagé ces chiffres, jeudi, lors d'une assemblée extraordinaire de son conseil d'administration. Le transporteur public municipal a observé une diminution de 85 % de son achalandage au cours des dernières semaines.

La STO a aussi annoncé qu'elle offrira un service réduit, soit de 70 % comparativement au service estival habituel, pour la période qui débute le 15 juin 2020.

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

La société se donne une marge de manœuvre pour ajuster son service si le niveau d’achalandage augmente au cours de cette période. Elle étudie au quotidien l’achalandage à bord de ses autobus et pourra au besoin augmenter l’offre de service.

L'homme porte un masque chirurgical.

Un citoyen attend l'arrivée d'un autobus.

Photo : Radio-Canada / Jonathan Dupaul

Des employés temporaires de l'administration et de l’entretien ont déjà été mis à pied depuis le début de la pandémie de COVID-19 et le service a été réduit de 50 % depuis le 6 avril. Mais la STO n’a pas dit si d’autres mises à pied sont à envisager.

Myriam Nadeau pose pour la caméra dans le vestibule de la Maison du citoyen à Gatineau.

La présidente de la Société de transport de l'Outaouais, Myriam Nadeau.

Photo : Radio-Canada / Simon Lasalle

On fait des demandes auprès du gouvernement depuis le début, depuis qu’on voit nos revenus diminuer de façon aussi importante. Le portrait est semblable à la grandeur du Québec, ajoute Mme Nadeau, présidente du conseil d'administration.

« On est en discussion avec le syndicat et notre objectif est de minimiser le plus possible les impacts que ça pourrait avoir sur les employés, cette diminution des services. »

— Une citation de  Myriam Nadeau, présidente de la STO

On agit en fonction des paramètres qui nous permettent d‘opérer et pour faire une saine gestion des deniers publics, en sachant qu’on vit une situation inédite et exceptionnelle, ajoute-t-elle.

L'homme dans l'abri-bus porte un masque chirurgical.

Un homme portant un masque attend l'arrivée de son autobus.

Photo : Radio-Canada / Jonathan Dupaul

Marc Rousseau, directeur général des opérations à la STO, dit anticiper un retour à la normale et que c’est pour cette raison qu’il tient à offrir un service estival de l’ordre de 70 %. Présentement, la STO offre 50 % de son service habituel.

« La distanciation physique et le transport en commun, ça ne va pas bien dans la même phrase.  »

— Une citation de  Marc Rousseau, directeur général des opérations à la STO

Ce n’est pas la raison d'être du transport en commun, normalement c’est d'embarquer le plus de monde possible, renchérit M. Rousseau. Donc, c’est pour cette raison qu’on va devoir garder un certain niveau de service pour répondre à cette croissance [anticipée] cet été.

Une ceinture bloque l'allée d'un autobus de la STO.

La STO a pris des mesures pour laisser un espace entre ses chauffeurs et ses usagers.

Photo : Radio-Canada / Mathieu Nadon

Du côté syndical, on s’inquiète de voir l’incertitude liée à la pandémie de COVID-19 mener à d’autres mises à pied. Patrick Langevin, conseiller syndical du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) croit qu’on n’est pas rendu là pour l’instant.

« Pour nous, le scénario idéal c'est qu'il n'y ait pas de mise a pied comme maintenant, ça nous donne la possibilité justement de pouvoir prévoir de répondre le plus rapidement et le plus facilement à cette hausse [d'achalandage] qu'on pourrait envisager. »

— Une citation de  Patrick Langevin, conseiller syndical SCFP

Comme je vous dis, on est toujours en discussion pour minimiser l'impact sur les salariés, conclut M. Langevin. Malgré la diminution de service et la baisse de son achalandage, la STO n’envisage pas d'éliminer des circuits d'autobus.

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