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Rentrée étudiante en Atlantique : les établissements se veulent rassurants

Photo devant l'Université Sainte-Anne le 1er novembre 2019.

L'Université Sainte-Anne à Pointe-de-l'Église en Nouvelle-Écosse

Photo : Radio-Canada / Stéphanie Blanchet

Kassandra Nadeau-Lamarche

En septembre prochain se retrouveront sur les bancs des collèges et universités des jeunes qui n’auront pas terminé leur secondaire de façon conventionnelle. Si les directions des établissements postsecondaires francophones en Atlantique reconnaissent que cette situation peut créer de l’angoisse chez les futurs étudiants, elles se font rassurantes. Tout sera mis en oeuvre pour qu'ils s’adaptent à la vie universitaire.

Il y a quelques semaines, la priorité pour les collèges et universités était d’organiser la fin de l’année en cours.

Maintenant, les directions se penchent sur des façons d’assurer la transition pour ceux qui commenceront leurs études postsecondaires dans les prochains mois.

Le principal pavillon du campus, un grand édifice de style ancien.

Il est encore possible de faire une demande d'admission à l'Université de Moncton.

Photo : Radio-Canada / Bernard LeBel

Selon Jacques-Paul Couturier, recteur par intérim de l’Université de Moncton, le problème réside surtout du côté des cours qui sont requis pour l’admission.

Mais ce dernier assure que tous les finissants du secondaire qui ont des résultats scolaires suffisants pourront être admis.

On a pris un engagement très clair : il n’y a pas d’étudiant qui termine sa douzième année actuellement au Nouveau-Brunswick qui ne pourra pas fréquenter l’Université de Moncton s’il a des résultats scolaires appropriés.

Jacques-Paul Couturier, recteur par intérim de l’Université de Moncton, au micro de La matinale le 7 avril dernier
Jacques-Paul Couturier en entrevue devant un édifice du campus de Moncton.

Le recteur par intérim de l'Université de Moncton, Jacques-Paul Couturier, souhaite accueillir tous les élèves de la 12e année qui ont obtenu des résultats appropriés.

Photo : Radio-Canada

Même refrain à l’Université Sainte-Anne. Kenneth Deveau, vice-recteur à l’enseignement et à la recherche, affirme que le centre d’appui aux études postsecondaires est en train de se mobiliser.

On a commencé justement à voir qu’est-ce qu’on doit faire pour assurer que la rentrée des étudiants soit bien vécue par eux l’année prochaine, explique-t-il.

Les demandes d’admission toujours acceptées

Pour l’instant, les finissants qui n’ont pas encore fait leur demande d’admission peuvent toujours le faire, confirment l’Université Sainte-Anne en Nouvelle-Écosse, l'Université de Moncton, le Collège de l’Île à l’Île-du-Prince-Édouard, ainsi que le Collège communautaire du Nouveau-Brunswick (CCNB).

Continuez à envoyer vos demandes, lance le président-directeur général du CCNB Pierre Zundel. Même s’il n’y a pas de réponses tout de suite, on demande aux gens de patienter, et puis les demandes vont être traitées et ils vont recevoir des réponses aussitôt que possible.

Le campus de Dieppe du Collège communautaire du Nouveau-Brunswick.

Les collèges communautaires du Nouveau-Brunswick offrent des formations pratiques dans plusieurs villes de la province.

Photo : Radio-Canada

À l’Université Sainte-Anne, un suivi est effectué présentement avec les jeunes de douzième année qui ont exprimé un intérêt pour l’établissement. Tous nos agents de liaison là sont en train de faire des suivis personnalisés par les médias sociaux et au téléphone, précise le vice-recteur à l’enseignement et à la recherche à l’université, Kenneth Deveau. Ce suivi permet également de connaître les inquiétudes des jeunes afin de bien se préparer à la rentrée.

L’accueil des étudiants étrangers est-il compromis?

Certains établissements expriment toutefois plusieurs inquiétudes quant à l'accueil des étudiants étrangers, qui forment une bonne partie de leur bassin d’étudiants.

Plusieurs collèges et universités du pays, particulièrement ceux en milieu minoritaire, comptent sur la présence de ces étudiants pour la survie de bon nombre de leurs programmes.

Puisque pour l’instant la majorité des frontières sont fermées et que les services en ambassade sont réduits, le président du Collège de l’Île, Donald DesRoches craint qu’ils aient des difficultés à obtenir leur visa d’études ou même à quitter leur pays pour s’installer à l’Île.

Le Collège de l'Île, campus de Charlottetown, à l'Île-du-Prince-Édouard.

Le Collège de l'Île est le seul établissement postsecondaire de langue française à l'Île-du-Prince-Édouard.

Photo : Radio-Canada / François Pierre Dufault

Il affirme que dans plusieurs cas, la présence des étudiants internationaux est cruciale pour la survie de certains programmes d’étude. Si on a seulement quelques étudiants canadiens dans un programme, c’est souvent l’apport de quelques étudiants internationaux qui fera en sorte que ce cours-là devient viable, et nous serons en mesure de l’offrir à tout le monde, explique Donald DesRoches.

La situation de la fermeture des frontières continuera d’évoluer d’ici l’automne, et les écoles suivent la situation de près. Mais en attendant, les établissements continuent tout de même à traiter normalement les demandes d’admission des étudiants étrangers.

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