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En attendant la fin du confinement, les campeurs rêvent aux grands espaces

Une tente-roulotte dans un camping de Percé à la tombée du jour avec le Rocher en arrière-plan.

Une tente-roulotte dans un camping de Percé à la tombée du jour. (archives)

Photo : Radio-Canada

Tant les passionnés de camping que les propriétaires de terrains se préparent en vue de la prochaine saison. Une saison qui ne ressemblera à aucune autre, mais qui devrait permettre un tant soit peu de s'évader après une longue période de confinement. C'est du moins l'espoir entretenu par Camping-Québec.

Les terrains de camping, à l'instar des commerces non essentiels, sont fermés jusqu'au 4 mai.

Mais les signaux perçus par Camping-Québec, l'association qui représente les propriétaires de 1000 terrains dans la province sont encourageants, soutient son PDG, Simon Tessier.

Nous, on pense que ça va ouvrir et on travaille dans ce sens-là. Depuis le début de la crise, on est en communication avec le ministère du Tourisme et on parle avec eux d'une ouverture avec des normes très strictes évidemment.

Parmi ces normes, figurent en tête de liste la distanciation physique et l'interdiction de rassemblement.

Nathalie Sénéchal est passionnée de camping et présidente de l'Association régionale de camping et caravaning du Bas-Saint-Laurent. On la voit souriante devant sa rutilante roulotte dans un stationnement.

Nathalie Sénéchal est passionnée de camping et présidente de l'Association régionale de camping et caravaning du Bas-Saint-Laurent.

Photo : Radio-Canada

La joie du camping réside, en partie, sur le bon voisinage, juge Nathalie Sénéchal. N'empêche, vaut mieux une saison sous le signe de la discrétion et de la sobriété que pas de saison du tout!

La mère de famille se prépare donc, comme d'habitude. Elle astique sa roulotte et rêve déjà aux feux de camp et aux guimauves.

On va quand même pouvoir marcher, tu sais, à deux mètres de distance. On ne flattera peut-être pas le chien du voisin, mais on peut quand même se parler et avoir du plaisir.

Nathalie Sénéchal, présidente, Association de camping et caravaning du Bas-Saint-Laurent

Mais le fils de Mme Sénéchal pourra-t-il se baigner, jouer au mini-putt avec ses amis ou crier Bingo le samedi soir?

On va se coller à ce qui sera exigé partout ailleurs. Si les piscines municipales sont fermées, ce sera la même chose dans les terrains de camping, précise Simon Tessier de Camping-Québec qui refuse de spéculer outre mesure sur ce que seront les directives de santé publique en juin.

Un homme accroupi devant un petit foyer extérieur. Il regarde les bûches. Autour de lui : des chaises de camping et le coin d'une tente.

Un campeur contemple son feu en devenir (archives)

Photo : Radio-Canada

Le propriétaire de la Base de plein air Saint-Damase, dans la Matapédia, entend former son personnel pour qu'il puisse faire respecter les mesures imposées par la Direction de santé publique.

On devra jouer un rôle de surveillant, parce que les gens sont portés à se rassembler dans un terrain de camping, note -t-il.

Il va falloir surveiller plus, mais ce sera mieux qu'être sur le balcon chez soi.

Sylvain Roch, propriétaire, Base de plein air Saint-Damase

Déplacements limités entre les régions

Si le fait de se tenir à deux mètres du voisin, de ne pas se baigner et de désinfecter les blocs sanitaires ne sont pas sources d'inquiétudes particulières actuellement, l'interdiction de se déplacer entre les régions suscite un peu plus de craintes des gestionnaires de terrain de camping.

Des campeurs en pause sur les bords du lac Jacques-Cartier dans la Réserve faunique des Laurentides, entre Québec et le Saguenay.

Des campeurs en pause sur les bords du lac Jacques-Cartier dans la Réserve faunique des Laurentides, entre Québec et le Saguenay. (archives)

Photo : Radio-Canada

Aucun ne remet en question la pertinence de cette mesure, mais plusieurs espèrent que Québec lèvera les barrières cet été, si la propagation du coronavirus s'essouffle, bien entendu. C'est là où le bât blesse le plus, convient le PDG de Camping-Québec.

Cependant, plusieurs campeurs, saisonniers comme voyageurs, n'hésitent pas à camper près de la maison, rappelle le propriétaire de la Base de plein air de Saint-Damase. Chez-lui, la majorité de la clientèle provient d'un rayon de cent kilomètres et moins.

La Sépaq en mode attente

Nous sommes en train de plancher sur différents scénarios afin d'être en mesure d'ouvrir dès que possible nos installations dans la mesure où elles pourront accueillir des visiteurs et des employés de façon sécuritaire, mentionne le responsable des relations avec les médias, Simon Boivin.

Un site de prêt-à-camper en attente de visiteurs dans le Parc national du Fjord-du-Saguenay, secteur de la Baie-Sainte-Marguerite, sur la Côte-Nord.

Un site de prêt-à-camper en attente de visiteurs dans le Parc national du Fjord-du-Saguenay, secteur de la Baie-Sainte-Marguerite, sur la Côte-Nord.

Photo : Radio-Canada

Le civisme devra cependant être au rendez-vous rappelle la Sépaq.

L'accès aux territoires vient avec certaines responsabilités. La santé et la sécurité des visiteurs et des employés demeurent notre priorité absolue.

Simon Boivin, responsable des relations avec les médias, Sépaq

Les territoires gérés par la Société des établissements de plein air du Québec sont fermés jusqu'à nouvel ordre en raison de la pandémie.

Des centaines d'employés n'ont pas été rappelés au travail comme à pareille date l'an dernier.

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